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Le blog de l'amie scolaire : Questions de profs.

Ce blog n'est pas un forum de débat entre partisans et adversaires de la pédagogie. Il veut être un lieu de réflexion et d'échanges pédagogiques destiné aux professionnels de l'école et à tous ceux qui s'interrogent, doutent, cherchent, souhaitent une aide à la recherche, à la pratique du métier, sans oublier les parents, bien sûr. Nous répondrons à toute question, non polémique...

dimanche 11 juillet 2010

Question de bon sens...

Comme il importe que nous sachions entretenir nos petites cellules grises, même en période de vacances... et ce, d'autant plus que la rentrée risque d'avoir besoin de nos forces et même de quelques sous d'intelligence de notre part, je viens vous offrir, pour ces vacances, quelques petits sujets de réflexion... sur l'école.
Si l'affirmation du grand René (Descartes, bien sûr) reste à voir, selon laquelle le bon sens serait la chose du monde la mieux partagée, ce qui est certain, c'est qu'il y a une énorme exception à cette règle : l'école...

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lundi 21 juin 2010

Quand le foot donne des idées... pédagogiques...

Sans le vouloir, certes, mais seul le résultat compte !
Et je dis bien haut que les enseignants, du primaire comme du secondaire, qui ne trouveraient pas dans la Presse ce matin de quoi faire travailler les élèves sur le fonctionnement de la langue — qui plus est, en s'amusant ! — sont bien à plaindre.
C'est pourquoi je viens à leur secours.

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dimanche 6 juin 2010

L'effort, est-ce une affaire de goût ?

Un dossier de presse récent (magazine FEMINA, de la Dépêche du Midi de juin), a pour titre : "Comment donner aux enfants le goût de l'effort ?".
Titre agaçant, s'il en est, et bien représentatif du "n'importe quoi langagier" actuel, qui utilise les mots dans n'importe quel sens et laisse échapper de ces formules-choc (ou qui se veulent telles) un brouillard commode qui économise toute réflexion : à langage brumeux, pensée vaseuse, mais repos assuré de l'intelligence.
Comme si l'effort pouvait être une affaire de goût !

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mercredi 26 mai 2010

Le sport l'après-midi ou l'E.P.S. à l'école, c'est pareil ?

Décidément, notre gouvernement ne comprend vraiment rien à l'éducation : il a tout faux sur les missions de l'école et sur les besoins des enfants !
Placer le sport l'après-midi et concentrer les cours sérieux le matin (le sport, c'est évidemment pas sérieux), comme a pu le faire l'Allemagne, — précisément au moment où elle commence à découvrir son erreur — franchement, comme bêtise, ils font fort, nos dirigeants...
Et le pire, c'est que ça va plaire...
Preuve que l'école a bien mal formé en leur enfance les adultes d'aujourd'hui...
Donc, il me faut reporter à plus tard la suite du billet sur l'évaluation du langage en maternelle, pour dire deux mots d'Education Physique et Sportive, histoire aussi de changer de cible et d'apporter un peu d'air fais..

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mardi 18 mai 2010

L'école maternelle ? Attention danger !

Décidément, ni la mauvaise humeur, ni la vigilance ne peuvent trouver de répit en ce moment.
Que l'école maternelle soit en danger, on le sait depuis longtemps ; mais que nos enfants y soient en danger, ça, c'est nouveau et assez terrifiant.
Pourtant rien d'excessif dans ces propos quand on lit le nouveau texte du 12 mars dernier, intitulé : "Aide à l'évaluation des acquis des élèves en fin de maternelle"...

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jeudi 13 mai 2010

Mieux étudier à l'école, ou faire en sorte que les élèves y étudient vraiment ?

Deux rapports sur l'école, celui de la Cour des Comptes et le rapport Montaigne, pointent de graves manquements dans le fonctionnement de celle-ci. La conclusion des médias est qu'il faudrait que les élèves y étudient moins, mais mieux.
Plus que les adverbes, c'est le verbe lui-même qui pose problème : ce qui manque aux élèves en classe, c'est tout simplement qu'ils y ont rarement l'occasion d'ÉTUDIER...
Il faudrait peut-être finir par admettre cet aspect de la question...

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lundi 26 avril 2010

Au collège, quand la violence dépasse les bornes, que faire ?

Je reçois d'un collègue enseignant en banlieue parisienne, des questions très graves, qui me semblent mériter d'être proposées à nos collègues et amis lecteurs. Ces questions, je les livre telles qu'elles m'ont été posées.

Pouvez-vous me soutenir que l’exclusion est pire qu’un viol ? Pouvez-vous me soutenir que l’exclusion de deux élèves est pire qu’un passage à tabac (36 points de suture au visage, trois semaines de soins hospitaliers, des défaillances cérébrales probablement irréversibles…le tout pour un petit garçon de 10 ans arrivé en avance d’un an en classe de 6ème) ?
Quelles attitudes, quels discours envers les autres élèves ?
La jeune fille déflorée sauvagement dans la cour, le petit garçon de 6ème passé à tabac par des grands de 3ème ?
Quel discours l’institution doit-elle alors tenir envers les élèves victimes de violences et envers leurs familles ? Peut-on demander à une jeune fille d’accepter de rester dans un établissement avec son violeur ? Peut-on expliquer à un petit garçon de dix ans qui ne dort qu’à coups de cauchemars qu’il lui faudra supporter la présence de grandes brutes de 16 et 17 ans pour que le collège termine de les éduquer correctement ?
Par où commencer quand une jeune collègue, professeur de français, se fait toucher les fesses à répétition dans les couloirs et que lorsqu’elle proteste on lui dit : « Ta gueule, salope de blanche neige ! Faut pas prendre la confiance trop vite ! T’as qu’à pas bosser ici. » ? ? ?


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vendredi 16 avril 2010

Quand on veut tuer l'école...

On peut certes accuser de la rage les enseignants — et l'on ne s'en prive pas depuis quelques années — mais le moyen le plus sûr, c'est encore de concevoir intelligemment le recrutement des candidats.
Les choses sont claires à présent : non seulement nous avons le détail des épreuves du prochain concours de recrutement (en septembre 2010 !), mais nous venons de recevoir deux exemples de "sujets zéro", avec leur corrigé, des épreuves de ce concours.
Le résultat n'est pas seulement affligeant. Il est réellement scandaleux.
Et comme je pense que ni le grand public, ni les collègues ne sont au courant de ce qui se trame contre l'avenir de nos enfants,il faut donner l'information, et, si possible, — mais c'est toujours possible ! — agir... et vite.

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samedi 10 avril 2010

Ce qui est négatif n'est jamais éducatif.

Aujourd'hui, pour résoudre les problèmes issus des violences des hommes, comme de ceux de la nature, on coupe, on casse, on rase, on exclut.
Et on punit.
Dans les entreprises, on embauche à condition de pouvoir facilement licencier...
A l'école, on traite la violence des élèves, en les mettant dehors...
Lorsque nos dirigeants commettent l'imprudence de confier à des experts compétents la question de la violence à l'école, et que leurs conclusions sont aux antipodes des propositions officielles, ce sont tout de même celles-ci qui sont adoptées.
Même les "nouveaux vieux" programmes scolaires (On reconnaît la verve de Pierre Frakowiak à cet oxymore), sont rythmés par les mots de "contrôles", "vérifications", et un permanent refus des erreurs.
Et, bien entendu, tout enseignant se croit obligé de rechercher ce qui ne va pas chez les élèves, persuadé que son métier consiste à combler des lacunes et à corriger des fautes...
Jamais nous n'avons vécu dans un monde aussi négatif...

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mardi 30 mars 2010

Enfin, du sérieux dans la lutte contre l'illettrisme !

Ça fait tout de même plaisir d'avoir un ministre de l'Education Nationale qui sait prendre en mains les problèmes de l'Education. L'illettrisme, cette plaie qui frappait un adulte sur deux dans les années soixante, va enfin pouvoir être éradiqué. Au salon du livre, lundi dernier, le Ministre a présenté un plan en ce sens, un vrai bijou d'intelligence et de nouveauté, "une action volontariste au cœur de l’École, afin de prévenir l'illettrisme".

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vendredi 12 mars 2010

On a tout ce travail d'éducation qu'on n'avait pas avant...

Même s'il va de soi que l'on peut que souscrire à 100% au ras le bol de nos collègues, et à leurs protestations, il est impossible d'admettre celle-ci, entendue ce matin à la Télé : non seulement, c'est faux, mais, quelque part, elle fait réellement honte à notre profession.
Où cette charmante collègue a-t-elle appris son métier pour affirmer une contre-vérité pareille ?
Il est grand temps de rafraîchir la mémoire et de réveiller le bon sens, si loin d'être la chose du monde la mieux partagée.

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dimanche 21 février 2010

Pour diviser et dociliser, rien de tel que la récompense...

C'est pourquoi elle est abondamment pratiquée, associée à sa symétrique, la punition, dans les dictatures et toutes les formes de pouvoir, social, professionnel ou familial.
Sa présence qui se répand aujourd'hui dans tous les domaines de la Société, est un indicateur incontestable de maladie, grave maladie de notre démocratie.
En fait, on est en train de l'empoisonner à petit feu, et comme pour Ingrid Bergman, dans "les Enchaînés" de Hitchkock, ses symptômes sont interprétés comme le résultat de ses propres excès.
Il faut réagir et vite.
Depuis quelques temps, en sous-main, on s'attaque à ceux qui, par leur culture et leur travail, sont les plus à même de la protéger, les Chercheurs, dont, malgré la chanson, les découvertes sont nombreuses et souvent dangereuses pour le pouvoir.
Le poison choisi, plus efficace encore que la calomnie de Basile, c'est ce à quoi il est bien difficile de résister — en ces temps de crise — je veux dire, l'argent, surtout paré d'un titre éblouissant : la prime d'excellence.
Mais ce qui est de nature à remonter un moral stagnant surtout dans les chaussettes en ce moment, c'est ce que nous apprend Luc Douillard et ses collègues, reprenant une page du site "Rue 89":
http://www.rue89.com/2010/02/20/ces-chercheurs-qui-refusent-des-primes-de-milliers-deuros-139524
La stratégie de la récompense est un vice dangereux, qu'il faut éradiquer au plus vite, avant que ses ravages ne soient irréversibles.

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vendredi 5 février 2010

Apprendre à lire : comment commencer ?

Après un long silence, c'est une charmante jeune maman qui m'invite à revenir sur ce blog avec une question qui me semble de nature à intéresser plus d'un parent, et même quelques collègues :
Je me permets de vous adresser ce mail car je suis une maman désemparée.
J'ai une petite fille 4 ans. Je pense qu'elle est stressée à l'idée de décevoir si elle se trompe (elle est très sensible). Comment faire pour l'aider? Aujourd'hui on a joué à la maitresse. J'ai essayé de lui apprendre des lettres (elle en connait déjà) et lui ai expliqué qu'en les "mélangeant'" ça faisait des mots. Je lui ai fait un B et lui ai nommé la lettre 5 ou 6 fois. Elle m'a écoutée et quand je lui ai demandé le nom de la lettre, elle m'a regardée comme si je venais de mars et n'a pas su me répondre (je lui avais dit 30 sec avant). Même quand elle arrive à retenir, 10 minutes après elle ne sait plus. Est ce normal ?

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vendredi 8 janvier 2010

Question de "niveau" ?

Il y a des moments où l'ex-normalienne, prétendument supérieure, que je suis n'est pas fière de sa prestigieuse école, dont la "grandeur" réside apparemment ailleurs que là où l'on croit.
Affirmer que la présence de boursiers dans ces lieux de prestige ferait baisser le niveau est la preuve que la Conférences des grandes Ecoles n'a pas attendu l'arrivée de ceux-ci pour baisser le sien.
Occasion (triste) d'apporter trois sous de réflexion sur un terme regrettable, sur ce qu'il cache et sur les dégâts qu'il provoque.

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mercredi 30 décembre 2009

Des vœux politiques, pour une année d'intelligence pédagogique...

Pour une fois, sortons de la pure pédagogie pour donner la parole à Jean-Paul Julliand.
Les vœux qu'il nous envoie sont très politiques (au vrai sens, noble, du terme), et pourtant, ils me paraissent parfaitement dans la thématique de ce blog. Comme chacun sait, la réflexion pédagogique étant toujours une réflexion politique, la réciproque ne peut être que vraie : seule l'Ecole, à condition qu'elle change, peut fabriquer des adultes capables des prises de conscience évoquées ici...
Ce sont aussi des vœux d'un grand courage : aussi peu "tendance" que possible.
C'est pour cela que je les trouve admirables et très nécessaires.

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