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Le blog de l'amie scolaire : Questions de profs.

Ce blog n'est pas un forum de débat entre partisans et adversaires de la pédagogie. Il veut être un lieu de réflexion et d'échanges pédagogiques destiné aux professionnels de l'école et à tous ceux qui s'interrogent, doutent, cherchent, souhaitent une aide à la recherche, à la pratique du métier, sans oublier les parents, bien sûr. Nous répondrons à toute question, non polémique...

jeudi 29 juin 2017

Pour la rentrée, un manuel de lecture à ne pas manquer !

A tous mes collègues, débutants, chevronnés ou retraités, voici mon cadeau de vacances : les perles de la méthode Boscher. Il rappellera de doux souvenirs à ceux qui ont quitté la grande maison, et il apportera à ceux qui entrent dans la carrière ou qui y sont installés, de précieuses idées pour leur rentrée.
Et puis il permettra quelques joyeux éclats de rire... dont on a bien besoin en ces temps étranges...
Bonnes vacances à tous, et bonne rentrée !

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dimanche 25 juin 2017

Une rentrée en fanfare...

Impressionnantes, les mesures prises par le Ministre de l'Éducation Nationale pour la rentrée : un accueil en musique pour les nouveaux, avec... un recueil des fables de La Fontaine, en pochette surprise !
Devant un tel sens de l'essentiel, un regard si percutant sur l'école, ce qu'elle est, ce qu'elle doit être, une connaissance si affûtée des enfants, de leurs besoins et de ceux de leurs enseignants, on reste scotché d'admiration, et on se dit que, décidément, l'école est en marche... bien au pas !

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vendredi 9 juin 2017

La marche de l'école ? La marche arrière !

Les propositions éducatives du programme présidentiel n'avaient rien de bien réjouissant, et l'arrivée de Jean-Michel Blanquer au Ministère de l'Éducation pas davantage. Comme prévu, les prévisions se confirment devant les deux premières propositions du Ministre. La direction impulsée à l'école est sans équivoque : marche arrière, toute !!
Éclatantes de nouveauté et de créativité, elles ré-inventent (en nettement moins bien) les études surveillées de mon enfance, et redécouvrent la simplicité biblique de l'aphorisme du même âge, selon lequel, il faut recommencer quand on a échoué.

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jeudi 18 mai 2017

En marche, l'école ? En danger plutôt !

Le CV, impressionnant, de notre nouveau ministre renseigne sans ambiguÏté sur le sens de la marche pour l'école : arrière toute !
Avec pour modèle, Gilles de Robien, responsable des catastrophiques programmes de 2008, il a à son actif quelques-unes des pires propositions que le monde enseignant ait connu : suppression de 80000 postes d'enseignants, élimination des Rased et de la formation, création des "internats d'excellence" pour élèves pauvres, mais "méritants", et surtout, évaluation systématique des élèves avec utilisation de leurs résultats pour celle des enseignants. Et, bien sûr, pour ce qui est des contenus, le dogme des "fondamentaux" : lire, écrire, compter (comme si, en plus de tout, les mathématiques n'étaient qu'une activité de comptage...). Tout cela au nom d'une prétendue "science", dont on peut dire est qu'elle fait surtout partie de ses "ouï-dire"...

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lundi 17 avril 2017

A l'école, les "fondamentaux" n'ont rien de fondamental.

Rarement, jusqu'ici, des élections auront suscité autant de craintes pour l'avenir de notre pays.
L'école n'y échappe pas.
Il n'est qu'à se plonger dans les programmes de nos candidats-présidents : le chapitre sur l'éducation y fait penser à une sorte de bâtisse, solidement et visiblement pavée d'intentions excellentes (enfin... pas toutes!), avec des murs de soutiens financiers et de postes supplémentaires, tapissée de grands principes, mais pleine de courants d'air, et généralement présentée non meublée, à l'exception de certains qui dotent la leur d'un mobilier d'occasion, exhumé d'une vieille brocante d'avant-guerre, les "fondamentaux" : lire, écrire et compter.
Et si nos enfants avaient besoin d'autre chose ?

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mercredi 22 mars 2017

Le "goût de lire", ou le " besoin de lire" ?

J'entends d'ici la réaction de quelques-uns à ce titre : Bah ! C'est la même chose ! Encore une finasserie dans les mots dont les pédagogues prétentieux ont le secret ? S'ils aiment lire, ils en auront besoin, c'est évident !
Il est évident que non, au contraire. Chacun sait que les mots façonnent la pensée, et qu'ils sont loin d'être anodins. Or, les événements actuels, et notamment ce que les médias rapportent, des propos de ceux de "la rue" expliquant les raisons de leurs choix électoraux, sans avoir lu une ligne des programmes des candidats, m'invitent à revoir de près les responsabilités éventuelles de nos pratiques d'enseignement de la lecture.

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mercredi 1 mars 2017

La grammaire, à tout prendre, qu'est-ce ?

Un bel octosyllabe, emprunté à Cyrano, pour, à l'instar du baiser qui calme la grosse colère d'un bébé capricieux, calmer l'invraisemblable cacophonie du prédicat, misérable et inutile "machin", rajouté à la terminologie proposée dans les programmes,(sans doute pour plaire à quelque haut ponte soucieux d'avoir sa "touche" personnelle dans un texte officiel) qui redit en beaucoup moins bien, ce qui est dit dans les lignes qui le précèdent.
Et Télérama de reprendre, sans la citer, la célèbre question que Freinet posait déjà dans les années 30 : "Faut-il supprimer l'enseignement de la grammaire à l'école ?"
Impossible de ne pas répondre !

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lundi 13 février 2017

Des élèves, ou des êtres humains ?

A propos de la copie de Jérôme, le mois dernier, cette question s'est déjà posée. Je voudrais y revenir aujourd'hui, à la lumière de certains événements, petits ou non, qui prouvent que la réponse à la question de ce titre est loin d'être évidente pour tout le monde. On pense au texte célèbre de Haim Ginott, et à sa dernière phrase : La lecture, l'écriture, l'arithmétique ne sont importantes que si elles servent à rendre nos enfants plus humains.
Mais pour que nos enfants deviennent plus humains, ne faut-il pas d'abord que leurs enseignants le soient ?

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jeudi 12 janvier 2017

Chouette ! Le COD serait mort ?

Depuis le temps qu'on demande cette disparition, on pourra dire qu'il a mis le temps, le bougre !!
Mais rassurons tout de suite ceux que la disparition d'un tel bijou de la langue française, expression parfaite de son excellence, et traduction sublime d'une pureté de pensée sans défauts, a plongé dans une profonde désespérance, mâtinée d'une sourde révolte qui vibre dans tous les médias : telle la mort du célèbre Père Dupanloup, celle du COD laisse traîner des indices d'une résurrection probable et proche...

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lundi 2 janvier 2017

Un enfant en difficulté : que faire ?

Pour cette rentrée 2017, le cadeau est incontournable : c'est la sortie d'un film qui fait grand bruit dans le Landerneau médiatique, et suscite un enthousiasme sans limites : il s'agit de "Primaire" , le film d'Hélène Angel, qui raconte l'histoire d'une "institutrice" de CM2, jouée par la petite fille de Michèle Morgan, Sara Forestier. Une "professeure des écoles" totalement dévouée à son métier, qui prend sous son aile un petit Sacha en très grandes difficulté à l'école. Cette jeune enseignante, au prix de nombreux problèmes qui constituent l'essentiel du scénario, parvient, sinon à le sortir de son échec, du moins, à le remettre sur une voie remontante.
Il y a, semble-t-il beaucoup de choses intéressantes dans ce film qu'on n'a pas encore vu (il sort aujourd'hui), et il n'est pas question — surtout sans l'avoir vu ! — d'en contester les qualités.
Pourtant un détail du scénario, relevé dans tous les articles, me semble mériter un peu de réflexion...

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vendredi 23 décembre 2016

L'an nouveau...




vendredi 25 novembre 2016

Les "pédagogues prétentieux".

Ce titre, en forme de jugement définitif, est une formule de monsieur Fillon — celui que révoltait le fait d'être insulté par son collègue et néanmoins ami. Outre que ce monsieur révèle, par cette formule et les commentaires qui l'accompagnent, de grandes compétences dans un domaine qu'il prétend rejeter, c'est tout l'avenir de l'école qui se trouve ainsi éclairé d'un jour inquiétant, si, comme c'est à craindre, il doit prendre en mains les affaires de l'état.
Comme toujours, Philippe Meirieu a immédiatement réagi, en rédigeant, pour l'Expresso du Café Pédagogique (*), une réponse si forte et si convaincante que je ne vois pas comment on pourrait répondre mieux à une telle insulte. Le danger qui menace ici est grand : cette sortie du candidat ne scandalisera personne, juste les amis d'une école autre, qui sont largement minoritaires dans notre société. Du reste on n'en a même pas parlé dans les médias.
C'est pourquoi il me semble que la réponse de Philippe mérite d'être diffusée — elle est, qui plus est, un exemple parfait de ce qu'est une argumentation qui démontre sans insulter — et je pense de mon devoir d'offrir ce texte, avec l'autorisation évidemment de son auteur, à la réflexion de nos lecteurs. J'ajoute ici deux nouveaux liens vers des articles, qui me semblent à la fois complémentaires et très nécessaires (**) et (***)

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jeudi 10 novembre 2016

L'orthographe, encore

Telle les mauvaises odeurs qui remontent des éviers mal entretenus, la chute du niveau en orthographe remonte périodiquement dans les médias, marronnier bienfaisant qui occupe les journalistes et les esprits de ceux qui les lisent, faisant oublier certaines élections un peu sales, voire salissantes.
On sait pourtant que ces statistiques ne veulent pas dire grand-chose. Quant au sentiment que les erreurs d'orthographe se multiplient, outre qu'on l'avait déjà avant 1900, il prouve surtout que la dictée quotidienne et les règles à apprendre par cœur échouent lamentablement.
Danièle Cogis, dans l'Expresso du Café Péda affirme sagement qu'il faut enseigner l'orthographe en prenant les élèves où ils sont. Elle a raison (c'est vrai en tout domaine,et en toute discipline). Mais je pense surtout qu'on oublie une question essentielle : l'orthographe, c'est quoi exactement et ça sert à quoi ? Ce n'est qu'en répondant à ces questions que l'on aura quelques chances de voir comment on devrait l'enseigner.

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lundi 24 octobre 2016

Et de querelles en querelles...

Ou comment une vieille querelle vient réveiller celle qu'on croyait endormie.
Dans la série "Qui a tué l'école ?", notre ami Laurent Carle, inlassable chineur de pépites sur l'apprentissage de la lecture, vient de m'envoyer une pièce rare, que je n'hésite pas à partager avec les amis du blog, car elle apporte un éclairage nouveau sur un aspect particulier du débat qui nous préoccupe actuellement, celui de la dyslexie : les assassins de l'école sont-ils ceux qui, en choisissant d'enseigner la lecture et non le déchiffrage, s'efforcent d'empêcher la dyslexie, ou ceux qui prétendent la soigner après l'avoir provoquée ?
La dyslexie n'est-elle pas, en effet, le résultat logique, sinon évident chez des enfants fragiles, d'un enseignement INCOHÉRENT, qui prétend enseigner par le truchement des unités sonores (syllabes et phonèmes) de l'oral, une langue écrite, à laquelle on accède par les yeux, et qui ne traduit pas à l'écrit les syllabes de l'oral?

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dimanche 9 octobre 2016

Ce qui tue l'école, c'est qui ? C'est quoi ?

Il y a des insultes qui ne méritent pas qu'on leur réponde. Mais l'intérêt (surprenant et désolant) manifesté par des personnes estimables, lecteurs du blog ou journalistes, pour un ouvrage qui n'est qu'un tissu de mensonges, d'ignorances et de de mauvaise foi, le tout suintant d'une haine indigne, oblige à répondre au moins à la question qui sert de titre à ce billet.

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jeudi 29 septembre 2016

Gaspard ne sait pas lire : pourquoi n'a -t-il pas redoublé le CP ?

Cette question horrifiée, pour ne pas dire scandalisée, sert de titre à un article de presse qu'un ami m'a gentiment envoyé. Je trouve qu'il représente assez bien l'accumulation de clichés et d'idées reçues qui alimentent aujourd'hui le débat sur la lecture et son apprentissage. Une occasion de creuser encore cette question à la lumière d'une autre, celle du redoublement, censé permettre de rattraper un retard d'apprentissage.

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dimanche 11 septembre 2016

Mais enfin, pourquoi revenir toujours sur l'apprentissage de la lecture ?

Il est vrai que tous les commentateurs de l'école, y compris les plus "refondationnalistes", nous font volontiers ce reproche, considérant que les problèmes de l'école vont bien au-delà de cette question de détail, objet de querelles futiles, du reste enterrée maintenant, ainsi que l'a démontré un spécialiste de renom de cet enseignement.
Et si, loin d'être un détail, c'était un élément essentiel, fondateur (sans jeu de mots) de cette refondation, éclairant les causes de son échec ?

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vendredi 26 août 2016

Telle Radio-Paris, la syllabation MENT.

Comme quoi le temps ne fait rien à l'affaire !
En guise de commentaire au billet précédent, Laurent me propose un... billet entier, enrichi de notes, et si copieux qu'il en vaut bien plusieurs à lui tout seul. Véritable mine de réflexions profondes, il complète mes rappels historiques d'une belle analyse, grinçante et forte, savamment enrobée d'un glacis humoristiquement sucré-salé... Je ne peux donc résister au plaisir de le partager avec les amis (et autres) de ce blog.
Le titre complet de ce billet est : PETITE QUERELLE DES MÉTHODES ; GROS MENSONGES DE LA SYLLABATION.
Un programme alléchant, dont l'utilité en ce début d'année scolaire, ne peut être contesté.

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jeudi 18 août 2016

Non, la "querelle des méthodes" n'est pas enterrée !

En septembre dernier, Roland Goigoux (1), affirmait que ses travaux avaient enterré la "querelle des méthodes". Pourtant, quand on se plonge dans les nouveaux programmes pour le primaire, qui, malgré leur timidité, sont réellement novateurs sur l'enseignement de la langue, et qu'on arrive au chapitre de l'enseignement de la lecture, la contradiction est si flagrante, et l'incompréhension est telle qu'on ne peut en rester là.
Deux constats s'imposent alors :
1- Ce n'est pas une "querelle", c'est un véritable combat, qui n'est pas du tout enterré.
2- L'enjeu du combat est ailleurs : ce qui a sans doute été enterré par les travaux de Goigoux, c'est la "fausse" querelle, le leurre (syllabique contre globale), qui a permis de détourner les yeux du vrai problème, et d'empêcher qu'on en repère les enjeux cachés.
Au moment où la rentrée se profile à l'horizon, et où il s'agit, pour les collègues, d'entrer dans de nouvelles directives, très différentes et beaucoup plus intelligentes pour la plupart d'entre elles, cette contradiction doit être explicitée et dénoncée.
Et, pour cela, il faut faire un peu d'histoire.

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dimanche 10 juillet 2016

Décidément, la baccalauréat est de moins en moins sélectif...

Cette phrase désabusée, aux relents de nostalgie navrée d'un passé révolu, a été prononcée aujourd'hui au JT 13h de F2, en commentaire des résultats définitifs du Bac 2016 : 88,5% de réussites. Impossible de rester "en vacances", devant une sottise pareille, un tel manque de réflexion. Il y a des vérités qu'il faut, sans relâche, rappeler et rappeler encore.

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vendredi 24 juin 2016

Fin d'année scolaire, sur un air de blues...

Malheureusement, sans la musique qui l'accompagne ! Juste le quelque chose qui pèse un peu au creux du cœur, comme un fumet d'amertume, une angoisse sourde devant ce qui régresse et se délite, — l'Europe entre autres — les espérances qui s'estompent, et le temps qui défile, inexorable, sans sursaut, et sans sauveur à l'horizon...
Zorro, qu'est-ce que tu attends ?
La goutte d'eau qui a fait déborder, sur un billet de ce blog, ce vase amer, c'est une vidéo qui circule sur Internet, envoyée par un des amis du blog, qui pensait me faire beaucoup rire (1) et qui a surtout réveillé en moi divers problèmes relatifs à l'école, auxquels on ne pense guère en ce moment, tout occupés que nous sommes par d'autres sujets. Et pourtant...

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dimanche 12 juin 2016

Communiquer, ça doit s'apprendre...

Un titre de billet étonnant, voire contestable : pourquoi faudrait-il apprendre quelque chose que nous faisons tous les jours, apparemment sans efforts ? Comme chacun sait, nous vivons à une époque très "communicante". Les moyens de communiquer se multiplient, comme les "conseils en communication". Les développements technologiques permettent, aujourd'hui, d'être en quelques secondes, en communication directe avec des personnes de l'autre bout du monde, et les enfants, dès qu'ils savent lire, et même avant, peuvent communiquer avec leurs copains éloignés, ou parler à leurs parents momentanément absents, directement et par SMS...
Et pourtant, on le voit tous les jours, des drames surgissent qui n'ont d'autres causes, qu'une communication mal ficelée.

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dimanche 29 mai 2016

"Une tête bien faite", pour les enseignants ? A quelles conditions ?

Les ravages causés, durant ces dernières années, par une formation fantôme et rétrograde des enseignants, sont de plus en plus sensibles dans les classes aujourd'hui. Ceux qui, pour des raisons diverses, les voient fonctionner, (bien sûr, pas toutes : certaines font exception : on sait lesquelles), inspecteurs, conseillers pédagogiques, assistants divers des élèves (AVS et aides spécialisées), rapportent des faits, des comportements de professeurs, des réactions de ceux-ci, confirmant, s'il en était besoin, les carences gravissimes de leur formation depuis plusieurs décennies. Et, au dire de certains maîtres-formateurs qui y travaillent, les ESPÉ ne semblent pas être actuellement en mesure de changer grand chose.
Montaigne est bien loin, qui disait : Ayant plutôt envie d’en réussir habile homme qu’homme savant ("en" = l'enfant), je voudrais aussi qu’on fût soigneux de lui choisir un conducteur qui eût plutôt la tête bien faite que bien pleine, et qu’on y requît tous les deux, mais plus les mœurs et l’entendement que la science. » (Montaigne, Les essais, Livre I, chapitre XV, « De l’institution des enfants »).

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samedi 30 avril 2016

De 1816 à 2016 : deux cents ans de méthodes de lecture.

Devant le consensus si triste sur l'apprentissage de la lecture, et son pilote si bien caché, il est temps de rafraîchir un peu nos connaissances en histoire des méthodes de lecture, pour tenter de comprendre d'où vient ce consensus et ce qu'il signifie. Ce billet que l'ami Laurent Carle m'envoie, me semble, sur ce point, un formidable éclairage, pour répondre à la question qu'il pose ici, et qui est au cœur du débat actuel :
EN 2016 POUR DEVENIR LECTEUR DANS LA FRANCE DU XXIe SIÈCLE, SUFFIT-IL D’ÊTRE ALPHABETISÉ AVEC MÉTHODE, COMME EN 1816 ?

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lundi 18 avril 2016

Y a-t-il un pilote dans le consensus ?

La réponse hautement probable est oui. Et un pilote d'une redoutable efficacité, qui sous des apparence d'ouverture et de démocratie a dirigé la rédaction de 47 recommandations présentées comme des certitudes, dont les premières sont tellement dangereuses pour les petits, tellement contraires à leur intérêt, à leur psychologie, aux moyens qui sont les leurs, que ne pas protester devient de la non assistance à enfants en danger.
Je considère de mon devoir de dénoncer ce danger en analysant, ne serait-ce que la première de ces recommandations, avec les présupposés qui la sous-tendent, et les conséquences qui vont s'en suivre, ceci afin de tenter désespérément de convaincre mes collègues de maternelle et de CP de ne pas les suivre, s'ils ne veulent pas détourner de la lecture une bonne partie de leurs élèves.

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lundi 11 avril 2016

De l'écriture...

Une superbe chanson de Renaud, de son album sorti cette semaine "Toujours debout", intitulée "Les mots", me donne envie de parler d'écriture (1). Devant le lamentable "consensus" sorti du colloque CNESCO (voir le lien, plus bas) sur la lecture et son apprentissage, réfugions-nous auprès de sa cousine, l'écriture, qui a (pour le moment) la chance d'échapper aux "recherches neuro-scientifiques", téléphonées et cousues de fil blanc, que les instances officielles ont donc adoptées, sous la contrainte d'enjeux qui les dépassent apparemment.

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dimanche 20 mars 2016

La lecture littéraire : les "Hauts" de la lecture.

Et, bien sûr, il faut lire le mot, désormais sacralisé, avec toute sa charge polysémique.
Pourquoi parler d'elle ce matin ?
Parce qu'une "conférence de consensus sur la lecture continuée" vient d'être organisée ces jours-ci par le CNESCO, à l'ENS. Je ne sais si le consensus fut obtenu, et si la lecture des conclusions va convaincre les collègues (Pas sûr au vu de certains intervenants !). Ce que je sais, en revanche, c'est que l'intervention sur la lecture de la littérature, dont je viens de lire le compte-rendu, me donne grande envie d'en parler aujourd'hui : j'ai toujours pensé que la littérature n'était pas à la fête à l'école.

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dimanche 6 mars 2016

Du petit crétin au méchant con.

Ce titre, vigoureux, est celui d'un long commentaire, proposé par notre ami Laurent, au billet précédent. Il lui a été inspiré par les titres de certaines œuvres, écrites et publiées par des universitaires et autres agrégés, lesquelles nous dédouanent ainsi de tout reproche de grossièreté :
Jean-Paul Brighelli, "La Fabrique du Crétin. La mort programmée de l'école", Collection Folio documents, Gallimard
A. Bentolila, "Comment sommes nous devenus si cons ?" First Éditions.
Complétant admirablement mon billet d'humeur contre la "machine à Bento", il a sa place ici.

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samedi 27 février 2016

Devenir lecteur ? Y'a des machines pour ça.

Comment convaincre les élèves de lire des œuvres un peu longues ? C'est le désespoir de plus d'un professeur de français. Heureusement, la solution est là, apportée par un bienfaiteur de l'école, qui, non content d'avoir sauvé le vocabulaire des petits avec sa "leçon de mots", se lance aujourd'hui à l'assaut de la "lecture longue", avec un machin nouveau, pardon, en fait une "machine", la MACHINE À LIRE POUR TABLETTES.
On a reconnu ici Alain Bentolila, infatigable sauveur des élèves en difficulté. Son invention, une application nouvelle, qui vient d'être expérimentée au Havre, en présence de notre Ministre, avec la bénédiction financière de la ... SNCF.

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jeudi 18 février 2016

En pédagogie, vouloir simplifier est toujours une erreur... et très souvent une faute.

Dans le nouveau "Nouvel Obs", nommé maintenant "l'Obs" de cette semaine, qui ouvre un dossier sur la question : "Pourquoi l'orthographe nous rend fous ? " Jacques Drillon, bien connu des cruciverbistes qui lisent cet hebdomadaire, donne à sa contribution un très joli titre : "Rien n'est plus compliqué que de simplifier".
Profondément agacée par le tintamarre accompagnant les dernières tentatives de réforme de l'orthographe, qui, une fois de plus, atteignent des sommets de bêtise, tant linguistiques, que logiques et pédagogiques, je vous propose quelques réflexions sur cette notion, si difficile à cerner dans notre domaine, celle de la SIMPLIFICATION.

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mercredi 3 février 2016

Savoir par cœur, ou savoir trouver l'info ?

L'Expresso du Café Pédagogique de ce matin, sous la plume de Fançois Jarraud, cite le courrier d'une documentaliste, qui évoque ses difficultés à être considérée comme une collègue à part entière dans son collège, et à pouvoir participer ès qualité aux moments d'éducation aux médias et à l'information (EMI) prévus par les programmes. Ce constat, associé aux revendications déjà anciennes des documentalistes, pose un problème qui va bien au-delà de problèmes catégoriels : il rappelle et confirme la place dérisoire accordée à la documentation dans l'éducation en France.
Il me semble grand temps de secouer un peu notre mammouth, campé depuis des siècles, indéboulonnable, sur le sacro-saint par cœur, seule preuve à ses yeux d'un savoir véritable.
Et si, une fois de plus, le mammouth se trompait ?

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jeudi 21 janvier 2016

Maître Burel et Guillou, le Sagouin.

Il est intéressant de voir comment notre désillusion sur la refondation de l'école fait remonter périodiquement à la surface les rôles de l'enseignant, de sa personne, et renvoie à des souvenirs, souvent émouvants, qui remettent un peu de chaleur humaine dans les déceptions de fond. Après l'analyse sans concessions que nous a offerte Laurent Carle, deux textes, aussi bouleversants l'un que l'autre, ramènent le projecteur sur l'humain, l'individu et ses responsabilités. Le premier, il y a quelques jours, de Philippe Meirieu dans l'Expresso du Café Pédagogique et le second de notre ami Jean-Louis Briand, dit Julos.
Côte à côte, ils constituent un très joli dialogue... qui fait réfléchir.

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mardi 5 janvier 2016

Hugo, qu'est-ce qu'une « bonne école » ?

Pour l'entrée dans cette nouvelle année, l'ami Laurent Carle nous fait à tous un somptueux cadeau : sa propre réponse à la question qu'il feint de poser au grand Victor. Elle couronne ce débat qui nous agite tous, de façon ardente ou désespérée, sur une refondation qu'on a vu fondre comme neige qu'on n'a pas, à un soleil qu'on n'a guère.
Merci à Laurent de nous offrir ce lourd filon où brillent des pépites capables de secouer les lassitudes, de titiller les petites cellules grises et de rouvrir des yeux, qui, de déceptions en déceptions, sont parfois devenus très myopes...

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lundi 28 décembre 2015

2016 : une autre école ?



Il est vrai que l'avenir n'est pas vraiment rose, mais les arcs en ciel existent... Alors, que vos espoirs se réalisent et que 2016 soit une année belle et bonne !!


jeudi 17 décembre 2015

Pour éviter l'échec des élèves, suffit-il d'un « bon » prof ?

C'est la question à la mode, dont la réponse serait volontiers oui : un colloque, intitulé « La cognition du maître » dont F. Jarraud propose un compte-rendu, dans l'Expresso d'hier du Café Pédagogique, vient de se tenir sur le sujet de « l'effet maître », avec, en prime (sans jeu de mots), l'idée d'associer le salaire au mérite, grâce à un système de primes.
Sans revenir sur les présupposés de la notion de prime au mérite (qu'est-ce que le « mérite » ? Comment le définir ? Et ne pourrait-on pas dire que bien travailler pour avoir la prime met quelque peu à mal le mérite en question ?), il me semble intéressant de se demander si la mise en place d'un système éducatif efficace et juste est bien une affaire de profs, même s’ils sont « bons ».

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vendredi 20 novembre 2015

La priorité aujourd'hui ? Mieux équiper l'esprit des enfants.

Dans la série "Changer l'école", les terribles événements que nous vivons en ce moment, et qui ne sont pas prêts de se terminer, jettent une lumière brutale sur les carences de nos contenus d'éducation. On découvre avec effroi que nos enfants sont en fait livrés, sans armes et sans munitions, aux manœuvres d'endoctrinement de toutes sortes et que l'armure intellectuelle, dont nous croyions les avoir protégés, présente des failles, des points faibles, qui laissent entrer les pires horreurs. Il faut se réveiller, secouer les évidences et revoir au plus vite nos priorités.

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lundi 2 novembre 2015

(P)rendre le temps d'apprendre...

Ce titre, superbe et plein de sous-entendus, n'est pas de moi. Il est d'un collègue et ami, professeur d'École Normale en Belgique qui a donné ce titre à un module de formation continuée d'enseignants du primaire. Le premier travail des participants à ce module a consisté à rechercher des questions sur ce problème du temps à l'école (un temps qu'on n'a jamais, comme on sait !), questions qu'ils ont ensuite posées à des "experts", dont votre servante. J'ai répondu à ces questions. On me dit que ces réponses pourraient intéresser les amis du blog.
A eux de me dire s'ils le pensent aussi.
C'est un texte un peu long, je vous prie de m'en excuser : il y avait dix questions... Pas facile de faire court pour y répondre !

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mardi 20 octobre 2015

Changer l'école... (suite)

J'ai souvenance qu'un certain matin de mai 2012, un enthousiasme juvénile m'avait pousser à rêver d'une autre école (1) ... Elle paraissait possible alors, et tous les espoirs étaient raisonnables. Trois ans après, un certain désenchantement saisit ceux qui avaient eu cet espoir, surtout après l'annonce du rejet par le CSE du projet de programmes, alors que ceux-ci, sans être parfaits (tant s'en faut !), ouvrent au moins une porte intéressante vers une autre manière de travailler. Et quand on songe que ceux de 2008 étaient passés comme lettre à la poste (de jadis), on a une étrange sensation de monde à l'envers...
Laurent m'envoie une suite à son billet, qui apporte du bon grain à moudre pour nos lecteurs... Je lui laisse la parole.

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vendredi 16 octobre 2015

L'école traditionnelle : pourquoi faut-il qu'elle change et en quoi ?

Les commentaires de "monsieur PI" au billet précédent, notamment celui du 12 qui affirmait :
2 - L'école traditionnelle a été détruite, 3 - Cette destruction a été faite pour des raisons idéologiques (profitant essentiellement aux dominants qui ont éliminé des concurrents potentiels), 4 - L'école traditionnelle étant détruite, rien ne l'a remplacée...
invitent à revenir, de façon un peu sérieuse, sur cette notion particulièrement floue qu'est l'école dite "traditionnelle", ainsi que sur sa disparition. Face à la "refondation" annoncée, plus que timide et qui n'accepte ce nom qu'avec des guillemets, il est nécessaire de clarifier cette notion. Laurent Carle s'en est brillamment chargé, ce dont je le remercie chaleureusement. C'est aussi l'occasion de pointer, dans la forêt des transformations souhaitées — et sans doute pas prévues de sitôt — quelques aspects accessibles à tous, pour un coût relativement modique : deux sous de bons sens et un peu d'empathie pour les élèves...

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vendredi 25 septembre 2015

Pour savoir écrire, apprendre à amplifier des phrases ?

Après la dictée, (qui n'y est pas, mais que tout le monde y a vue) voici un autre exemple de ces scories qui contredisent et enlaidissent des programmes, pourtant largement positifs et porteurs de progrès pour l'école. Une de ces contrevérités que l'école traîne depuis qu'elle existe, et qui se trouve reprise ici sans vérification.
Chacun a, dans ses souvenirs d'école, celui de ces absurdes exercices où il fallait ajouter, sans aucune nécessité autre que la consigne, des compléments à une phrase proposée toute simple, voire des subordonnées, comme on pose des falbalas de dentelle sur un bas de jupe. Il fallait enrichir l'expression, disait-on. Comme si faire long quand on écrit était une preuve de compétence. Et si c'était précisément le contraire ?

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vendredi 18 septembre 2015

Une dictée par jour pour écrire sans erreurs ? Et si l'on apprenait plutôt l'orthographe ?

Vous avez vu comme la presse et les médias se sont engouffrés dans cette malheureuse formule "une dictée chaque jour " qui a été lâchée aux journalistes, comme une bouchée de pain à un bataillon de canards ? Apprenez qu'en fait, elle N'EST ÉCRITE NULLE PART DANS LES NOUVEAUX PROGRAMMES, (j'ai vérifié !)
Cela confirme bien la manière de travailler de certains journalistes qui font facilement un papier sur un rapport dont ils n'ont pas lu une ligne — juste entendu un mot, comme ça à la cantonade, et qui savent développer la chose.
C'est bien triste, parce que c'est sans doute la seule chose que pas mal de collègues retiendront de ces programmes, qui, sans être parfaits (toujours des confusions, du conformisme et des erreurs reprises des précédents textes sans être vérifiées) proposent tout de même plein de choses intéressantes, qui devraient permettre aux collègues — à conditions qu'ils les lisent !— de faire du meilleur travail.

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mardi 1 septembre 2015

Vivre — donc travailler — ensemble : les profs aussi !

Vivre et travailler ensemble : la formule des programmes 2015 n'a aucune raison d'être réservée aux élèves. A vrai dire, il faut rendre à César ce qui revient aux textes officiels : celle-ci était déjà présente dans ceux de 2008, mais tellement contradictoire avec le reste des recommandations qu'on ne pouvait que l'oublier. Un point du programme, sans conséquence aucune sur les habitudes de l'école, l'indéboulonnable loi de l'Éducation : "Faites ce que je dis, et non ce que je fais."
Et si l'on profitait de la rentrée pour tenter de remettre un peu de cohérence dans cette chère institution ? Un de mes amis (1), inspecteur en retraite (curieux comme mes amis ont tendance, depuis quelque temps, à être de plus en plus nombreux en retraite !), me donne aujourd'hui l'occasion de lancer ce débat...

(1) Il s'agit d'André Gerbault, qui fut IEN des années durant dans une circonscription de la banlieue sud de Toulouse et avec qui j'ai beaucoup travaillé en recherche. Il est aussi l'auteur d'une excellent petit ouvrage sur la laïcité, intitulé : "Laïcité : valeur pour une vie" (Toulouse 2014)

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dimanche 16 août 2015

Résolu, le problème de l'enseignement de la lecture !

Enfin une bonne nouvelle, pour la rentrée : l'outil qui va permettre à tous les enfants de devenir lecteur est là !
Et dire qu'on ne le savait pas !
Heureusement un mien ami — qui me veut du bien de toute évidence — m'a envoyé l'objet, avec le lien (1) qui permet à tous les collègues de se l'approprier. Et pour rendre plus rassurante et rassurée, l'approche de la rentrée, Eveline vous offre un petit commentaire de cet incomparable outil.

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lundi 13 juillet 2015

Evaluer les enseignants : quels critères ?

Avant de partir en vacances, voici un sujet de réflexion, suggéré par l'Expresso du Café Pédagogique de cette semaine. Le Ministère prévoit en effet de travailler sur l'évaluation des enseignants. Et pour une fois, la question est posée de façon, semble-t-il, nette et intelligente, avec un calendrier presque précis, qui devrait être ouvert à la rentrée prochaine !
Le Café nous rappelle, à ce sujet, l'histoire des projets insensés que concoctait pour nous le précédent président : il s'agissait d'utiliser les fameuses évaluations nationales en CE1 et CM2, comme évaluation régulière des enseignants sur la base des progrès et des résultats de leurs élèves.
Ces évaluations furent "fameuses", on s'en souvient, car elles firent beaucoup parler d'elles. On pourrait du reste jouer sur une variation vocalique intéressante, en les qualifiant également de "fumeuses", car elles prétendaient être à la fois évaluation-bilan et diagnostic, ce qui est parfaitement impossible.
En tout cas, s'en servir comme moyen d'évaluer les enseignants est simplement scandaleux.

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mardi 23 juin 2015

Pour que les enfants apprennent...

Des collègues, dans un évident désir de (légère) provocation, viennent de m'envoyer une contribution, déjà un peu ancienne (novembre 2013), de Stanislas Dehaene, intitulée "les quatre piliers de l'apprentissage". Occasion de réfléchir sur l'existence de ces "piliers" en apportant quelques compléments à l'avant dernier billet sur le métier d'enseignant, métier dont monsieur Dehaene semble avoir une représentation plutôt simple, pour ne pas dire simpliste, et une image des élèves qui donnerait facilement envie de pleurer...

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lundi 1 juin 2015

La globale, cette galeuse...

... comme disait Freinet. Dans mon billet précédent, j'avais laissé de côté l'affirmation de Dominique Schnapper, sur la méthode globale, qu'elle nomme curieusement "l'enseignement de la lecture globale", prouvant à quel point elle est peu au courant des termes mêmes du débat. je considérais qu'on en avait suffisamment parlé, sur ce blog et ailleurs. Mais Laurent Carle m'envoie un commentaire si copieux et si intéressant qu'il mérite, à mes yeux, la place d'un nouveau billet, complétant le mien.

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vendredi 29 mai 2015

Un professeur, ça sert à quoi ?

Le numéro de Télérama de cette semaine fait état de l'absurde conflit par lequel s'exprime l'opposition des professeurs de collège à la réforme de celui-ci, proposée par le Ministère. A côté d'un article remarquable de Marie Duru-Bellat, qui analyse les intérêts et limites de cette réforme de façon posée et très compétente, un article de Dominique Schnapper, prétendant se placer au-dessus du conflit, développe d'étonnantes évidences qui révèlent surtout une grande ignorance de la réalité du terrain, et de ceux qui en parlent. Outre qu'elle affirme avec une certitude appuyée que l'enseignement de la lecture globale a été un échec et qu'il faut revenir à la lecture syllabique, elle déclare, au milieu de sa conclusion : Aujourd'hui ceux qu'on appelle les "pédagogues" ont l'air de penser que les élèves n'ont rien à apprendre de leurs professeurs. Et d'ajouter que c'est absurde. Sur ce dernier point, on est bien d'accord...

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jeudi 14 mai 2015

Ils ne veulent pas que vos enfants apprennent à lire.

Cette effrayante révélation vient de nous parvenir grâce à SOS ÉDUCATION, qui en fait le titre d'une volée de boulets rouges contre le projet de réforme du collège, dont il est dit que s'y trouve soigneusement sabordé l'enseignement des « humanités », au profit d'une conception utilitariste de l'éducation consacrée par la fameuse « pédagogie des compétences ». On touche le fond avec la réforme présentée ces jours-ci, qui enterre définitivement l'enseignement du latin et du grec.
Pour nous éclairer davantage, il est conseillé de se reporter au "Pacte pour l'école", qui rappelle l'importance d'un BON apprentissage de la lecture.
Il est vrai qu'on a déjà écrit là-dessus. Mais, comme personne ne lit, et que "l'affaire du latin et du grec" apporte quelque nouveauté, vous reprendrez bien une cuillerée de lecture ancienne et moderne...

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mercredi 6 mai 2015

Pour la lecture, comme pour le vélo, commencer par le B.A.BA est indispensable.

Pour le plaisir de tous, je ne résiste pas à celui que m'apporte le partage de cette splendide illustration de mes propos, envoyée ce matin par Jacques Risso... Bonne dégustation !

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lundi 4 mai 2015

Mais oui, l'interdisciplinarité est une chance !

Le titre de ce billet, effrontément emprunté aux Cahiers Pédagogiques, qui présentent ainsi le dernier numéro de leur revue : "Croiser des disciplines", s'impose devant le nouveau champ de bagarres provoqué par le projet de programmes, notamment pour le collège. Foisonnent actuellement les appels au rassemblement pour et contre la proposition — évoquée dans le billet précédent — celle des "entraînements aux pratiques interdisciplinaires", les EPI, dont les imperfections, soulignées dans ce même billet, ne peuvent faire oublier les réels progrès qu'ils représentent.

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