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Le blog de l'amie scolaire : Questions de profs.

Ce blog n'est pas un forum de débat entre partisans et adversaires de la pédagogie. Il veut être un lieu de réflexion et d'échanges pédagogiques destiné aux professionnels de l'école et à tous ceux qui s'interrogent, doutent, cherchent, souhaitent une aide à la recherche, à la pratique du métier, sans oublier les parents, bien sûr. Nous répondrons à toute question, non polémique...

vendredi 24 juin 2016

Fin d'année scolaire, sur un air de blues...

Malheureusement, sans la musique qui l'accompagne ! Juste le quelque chose qui pèse un peu au creux du cœur, comme un fumet d'amertume, une angoisse sourde devant ce qui régresse et se délite, — l'Europe entre autres — les espérances qui s'estompent, et le temps qui défile, inexorable, sans sursaut, et sans sauveur à l'horizon...
Zorro, qu'est-ce que tu attends ?
La goutte d'eau qui a fait déborder, sur un billet de ce blog, ce vase amer, c'est une vidéo qui circule sur Internet, envoyée par un des amis du blog, qui pensait me faire beaucoup rire (1) et qui a surtout réveillé en moi divers problèmes relatifs à l'école, auxquels on ne pense guère en ce moment, tout occupés que nous sommes par d'autres sujets. Et pourtant...

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dimanche 12 juin 2016

Communiquer, ça doit s'apprendre...

Un titre de billet étonnant, voire contestable : pourquoi faudrait-il apprendre quelque chose que nous faisons tous les jours, apparemment sans efforts ? Comme chacun sait, nous vivons à une époque très "communicante". Les moyens de communiquer se multiplient, comme les "conseils en communication". Les développements technologiques permettent, aujourd'hui, d'être en quelques secondes, en communication directe avec des personnes de l'autre bout du monde, et les enfants, dès qu'ils savent lire, et même avant, peuvent communiquer avec leurs copains éloignés, ou parler à leurs parents momentanément absents, directement et par SMS...
Et pourtant, on le voit tous les jours, des drames surgissent qui n'ont d'autres causes, qu'une communication mal ficelée.

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dimanche 29 mai 2016

"Une tête bien faite", pour les enseignants ? A quelles conditions ?

Les ravages causés, durant ces dernières années, par une formation fantôme et rétrograde des enseignants, sont de plus en plus sensibles dans les classes aujourd'hui. Ceux qui, pour des raisons diverses, les voient fonctionner, (bien sûr, pas toutes : certaines font exception : on sait lesquelles), inspecteurs, conseillers pédagogiques, assistants divers des élèves (AVS et aides spécialisées), rapportent des faits, des comportements de professeurs, des réactions de ceux-ci, confirmant, s'il en était besoin, les carences gravissimes de leur formation depuis plusieurs décennies. Et, au dire de certains maîtres-formateurs qui y travaillent, les ESPÉ ne semblent pas être actuellement en mesure de changer grand chose.
Montaigne est bien loin, qui disait : Ayant plutôt envie d’en réussir habile homme qu’homme savant ("en" = l'enfant), je voudrais aussi qu’on fût soigneux de lui choisir un conducteur qui eût plutôt la tête bien faite que bien pleine, et qu’on y requît tous les deux, mais plus les mœurs et l’entendement que la science. » (Montaigne, Les essais, Livre I, chapitre XV, « De l’institution des enfants »).

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samedi 30 avril 2016

De 1816 à 2016 : deux cents ans de méthodes de lecture.

Devant le consensus si triste sur l'apprentissage de la lecture, et son pilote si bien caché, il est temps de rafraîchir un peu nos connaissances en histoire des méthodes de lecture, pour tenter de comprendre d'où vient ce consensus et ce qu'il signifie. Ce billet que l'ami Laurent Carle m'envoie, me semble, sur ce point, un formidable éclairage, pour répondre à la question qu'il pose ici, et qui est au cœur du débat actuel :
EN 2016 POUR DEVENIR LECTEUR DANS LA FRANCE DU XXIe SIÈCLE, SUFFIT-IL D’ÊTRE ALPHABETISÉ AVEC MÉTHODE, COMME EN 1816 ?

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lundi 18 avril 2016

Y a-t-il un pilote dans le consensus ?

La réponse hautement probable est oui. Et un pilote d'une redoutable efficacité, qui sous des apparence d'ouverture et de démocratie a dirigé la rédaction de 47 recommandations présentées comme des certitudes, dont les premières sont tellement dangereuses pour les petits, tellement contraires à leur intérêt, à leur psychologie, aux moyens qui sont les leurs, que ne pas protester devient de la non assistance à enfants en danger.
Je considère de mon devoir de dénoncer ce danger en analysant, ne serait-ce que la première de ces recommandations, avec les présupposés qui la sous-tendent, et les conséquences qui vont s'en suivre, ceci afin de tenter désespérément de convaincre mes collègues de maternelle et de CP de ne pas les suivre, s'ils ne veulent pas détourner de la lecture une bonne partie de leurs élèves.

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lundi 11 avril 2016

De l'écriture...

Une superbe chanson de Renaud, de son album sorti cette semaine "Toujours debout", intitulée "Les mots", me donne envie de parler d'écriture (1). Devant le lamentable "consensus" sorti du colloque CNESCO (voir le lien, plus bas) sur la lecture et son apprentissage, réfugions-nous auprès de sa cousine, l'écriture, qui a (pour le moment) la chance d'échapper aux "recherches neuro-scientifiques", téléphonées et cousues de fil blanc, que les instances officielles ont donc adoptées, sous la contrainte d'enjeux qui les dépassent apparemment.

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dimanche 20 mars 2016

La lecture littéraire : les "Hauts" de la lecture.

Et, bien sûr, il faut lire le mot, désormais sacralisé, avec toute sa charge polysémique.
Pourquoi parler d'elle ce matin ?
Parce qu'une "conférence de consensus sur la lecture continuée" vient d'être organisée ces jours-ci par le CNESCO, à l'ENS. Je ne sais si le consensus fut obtenu, et si la lecture des conclusions va convaincre les collègues (Pas sûr au vu de certains intervenants !). Ce que je sais, en revanche, c'est que l'intervention sur la lecture de la littérature, dont je viens de lire le compte-rendu, me donne grande envie d'en parler aujourd'hui : j'ai toujours pensé que la littérature n'était pas à la fête à l'école.

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dimanche 6 mars 2016

Du petit crétin au méchant con.

Ce titre, vigoureux, est celui d'un long commentaire, proposé par notre ami Laurent, au billet précédent. Il lui a été inspiré par les titres de certaines œuvres, écrites et publiées par des universitaires et autres agrégés, lesquelles nous dédouanent ainsi de tout reproche de grossièreté :
Jean-Paul Brighelli, "La Fabrique du Crétin. La mort programmée de l'école", Collection Folio documents, Gallimard
A. Bentolila, "Comment sommes nous devenus si cons ?" First Éditions.
Complétant admirablement mon billet d'humeur contre la "machine à Bento", il a sa place ici.

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samedi 27 février 2016

Devenir lecteur ? Y'a des machines pour ça.

Comment convaincre les élèves de lire des œuvres un peu longues ? C'est le désespoir de plus d'un professeur de français. Heureusement, la solution est là, apportée par un bienfaiteur de l'école, qui, non content d'avoir sauvé le vocabulaire des petits avec sa "leçon de mots", se lance aujourd'hui à l'assaut de la "lecture longue", avec un machin nouveau, pardon, en fait une "machine", la MACHINE À LIRE POUR TABLETTES.
On a reconnu ici Alain Bentolila, infatigable sauveur des élèves en difficulté. Son invention, une application nouvelle, qui vient d'être expérimentée au Havre, en présence de notre Ministre, avec la bénédiction financière de la ... SNCF.

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jeudi 18 février 2016

En pédagogie, vouloir simplifier est toujours une erreur... et très souvent une faute.

Dans le nouveau "Nouvel Obs", nommé maintenant "l'Obs" de cette semaine, qui ouvre un dossier sur la question : "Pourquoi l'orthographe nous rend fous ? " Jacques Drillon, bien connu des cruciverbistes qui lisent cet hebdomadaire, donne à sa contribution un très joli titre : "Rien n'est plus compliqué que de simplifier".
Profondément agacée par le tintamarre accompagnant les dernières tentatives de réforme de l'orthographe, qui, une fois de plus, atteignent des sommets de bêtise, tant linguistiques, que logiques et pédagogiques, je vous propose quelques réflexions sur cette notion, si difficile à cerner dans notre domaine, celle de la SIMPLIFICATION.

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mercredi 3 février 2016

Savoir par cœur, ou savoir trouver l'info ?

L'Expresso du Café Pédagogique de ce matin, sous la plume de Fançois Jarraud, cite le courrier d'une documentaliste, qui évoque ses difficultés à être considérée comme une collègue à part entière dans son collège, et à pouvoir participer ès qualité aux moments d'éducation aux médias et à l'information (EMI) prévus par les programmes. Ce constat, associé aux revendications déjà anciennes des documentalistes, pose un problème qui va bien au-delà de problèmes catégoriels : il rappelle et confirme la place dérisoire accordée à la documentation dans l'éducation en France.
Il me semble grand temps de secouer un peu notre mammouth, campé depuis des siècles, indéboulonnable, sur le sacro-saint par cœur, seule preuve à ses yeux d'un savoir véritable.
Et si, une fois de plus, le mammouth se trompait ?

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jeudi 21 janvier 2016

Maître Burel et Guillou, le Sagouin.

Il est intéressant de voir comment notre désillusion sur la refondation de l'école fait remonter périodiquement à la surface les rôles de l'enseignant, de sa personne, et renvoie à des souvenirs, souvent émouvants, qui remettent un peu de chaleur humaine dans les déceptions de fond. Après l'analyse sans concessions que nous a offerte Laurent Carle, deux textes, aussi bouleversants l'un que l'autre, ramènent le projecteur sur l'humain, l'individu et ses responsabilités. Le premier, il y a quelques jours, de Philippe Meirieu dans l'Expresso du Café Pédagogique et le second de notre ami Jean-Louis Briand, dit Julos.
Côte à côte, ils constituent un très joli dialogue... qui fait réfléchir.

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mardi 5 janvier 2016

Hugo, qu'est-ce qu'une « bonne école » ?

Pour l'entrée dans cette nouvelle année, l'ami Laurent Carle nous fait à tous un somptueux cadeau : sa propre réponse à la question qu'il feint de poser au grand Victor. Elle couronne ce débat qui nous agite tous, de façon ardente ou désespérée, sur une refondation qu'on a vu fondre comme neige qu'on n'a pas, à un soleil qu'on n'a guère.
Merci à Laurent de nous offrir ce lourd filon où brillent des pépites capables de secouer les lassitudes, de titiller les petites cellules grises et de rouvrir des yeux, qui, de déceptions en déceptions, sont parfois devenus très myopes...

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lundi 28 décembre 2015

2016 : une autre école ?



Il est vrai que l'avenir n'est pas vraiment rose, mais les arcs en ciel existent... Alors, que vos espoirs se réalisent et que 2016 soit une année belle et bonne !!


jeudi 17 décembre 2015

Pour éviter l'échec des élèves, suffit-il d'un « bon » prof ?

C'est la question à la mode, dont la réponse serait volontiers oui : un colloque, intitulé « La cognition du maître » dont F. Jarraud propose un compte-rendu, dans l'Expresso d'hier du Café Pédagogique, vient de se tenir sur le sujet de « l'effet maître », avec, en prime (sans jeu de mots), l'idée d'associer le salaire au mérite, grâce à un système de primes.
Sans revenir sur les présupposés de la notion de prime au mérite (qu'est-ce que le « mérite » ? Comment le définir ? Et ne pourrait-on pas dire que bien travailler pour avoir la prime met quelque peu à mal le mérite en question ?), il me semble intéressant de se demander si la mise en place d'un système éducatif efficace et juste est bien une affaire de profs, même s’ils sont « bons ».

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vendredi 20 novembre 2015

La priorité aujourd'hui ? Mieux équiper l'esprit des enfants.

Dans la série "Changer l'école", les terribles événements que nous vivons en ce moment, et qui ne sont pas prêts de se terminer, jettent une lumière brutale sur les carences de nos contenus d'éducation. On découvre avec effroi que nos enfants sont en fait livrés, sans armes et sans munitions, aux manœuvres d'endoctrinement de toutes sortes et que l'armure intellectuelle, dont nous croyions les avoir protégés, présente des failles, des points faibles, qui laissent entrer les pires horreurs. Il faut se réveiller, secouer les évidences et revoir au plus vite nos priorités.

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lundi 2 novembre 2015

(P)rendre le temps d'apprendre...

Ce titre, superbe et plein de sous-entendus, n'est pas de moi. Il est d'un collègue et ami, professeur d'École Normale en Belgique qui a donné ce titre à un module de formation continuée d'enseignants du primaire. Le premier travail des participants à ce module a consisté à rechercher des questions sur ce problème du temps à l'école (un temps qu'on n'a jamais, comme on sait !), questions qu'ils ont ensuite posées à des "experts", dont votre servante. J'ai répondu à ces questions. On me dit que ces réponses pourraient intéresser les amis du blog.
A eux de me dire s'ils le pensent aussi.
C'est un texte un peu long, je vous prie de m'en excuser : il y avait dix questions... Pas facile de faire court pour y répondre !

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mardi 20 octobre 2015

Changer l'école... (suite)

J'ai souvenance qu'un certain matin de mai 2012, un enthousiasme juvénile m'avait pousser à rêver d'une autre école (1) ... Elle paraissait possible alors, et tous les espoirs étaient raisonnables. Trois ans après, un certain désenchantement saisit ceux qui avaient eu cet espoir, surtout après l'annonce du rejet par le CSE du projet de programmes, alors que ceux-ci, sans être parfaits (tant s'en faut !), ouvrent au moins une porte intéressante vers une autre manière de travailler. Et quand on songe que ceux de 2008 étaient passés comme lettre à la poste (de jadis), on a une étrange sensation de monde à l'envers...
Laurent m'envoie une suite à son billet, qui apporte du bon grain à moudre pour nos lecteurs... Je lui laisse la parole.

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vendredi 16 octobre 2015

L'école traditionnelle : pourquoi faut-il qu'elle change et en quoi ?

Les commentaires de "monsieur PI" au billet précédent, notamment celui du 12 qui affirmait :
2 - L'école traditionnelle a été détruite, 3 - Cette destruction a été faite pour des raisons idéologiques (profitant essentiellement aux dominants qui ont éliminé des concurrents potentiels), 4 - L'école traditionnelle étant détruite, rien ne l'a remplacée...
invitent à revenir, de façon un peu sérieuse, sur cette notion particulièrement floue qu'est l'école dite "traditionnelle", ainsi que sur sa disparition. Face à la "refondation" annoncée, plus que timide et qui n'accepte ce nom qu'avec des guillemets, il est nécessaire de clarifier cette notion. Laurent Carle s'en est brillamment chargé, ce dont je le remercie chaleureusement. C'est aussi l'occasion de pointer, dans la forêt des transformations souhaitées — et sans doute pas prévues de sitôt — quelques aspects accessibles à tous, pour un coût relativement modique : deux sous de bons sens et un peu d'empathie pour les élèves...

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vendredi 25 septembre 2015

Pour savoir écrire, apprendre à amplifier des phrases ?

Après la dictée, (qui n'y est pas, mais que tout le monde y a vue) voici un autre exemple de ces scories qui contredisent et enlaidissent des programmes, pourtant largement positifs et porteurs de progrès pour l'école. Une de ces contrevérités que l'école traîne depuis qu'elle existe, et qui se trouve reprise ici sans vérification.
Chacun a, dans ses souvenirs d'école, celui de ces absurdes exercices où il fallait ajouter, sans aucune nécessité autre que la consigne, des compléments à une phrase proposée toute simple, voire des subordonnées, comme on pose des falbalas de dentelle sur un bas de jupe. Il fallait enrichir l'expression, disait-on. Comme si faire long quand on écrit était une preuve de compétence. Et si c'était précisément le contraire ?

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vendredi 18 septembre 2015

Une dictée par jour pour écrire sans erreurs ? Et si l'on apprenait plutôt l'orthographe ?

Vous avez vu comme la presse et les médias se sont engouffrés dans cette malheureuse formule "une dictée chaque jour " qui a été lâchée aux journalistes, comme une bouchée de pain à un bataillon de canards ? Apprenez qu'en fait, elle N'EST ÉCRITE NULLE PART DANS LES NOUVEAUX PROGRAMMES, (j'ai vérifié !)
Cela confirme bien la manière de travailler de certains journalistes qui font facilement un papier sur un rapport dont ils n'ont pas lu une ligne — juste entendu un mot, comme ça à la cantonade, et qui savent développer la chose.
C'est bien triste, parce que c'est sans doute la seule chose que pas mal de collègues retiendront de ces programmes, qui, sans être parfaits (toujours des confusions, du conformisme et des erreurs reprises des précédents textes sans être vérifiées) proposent tout de même plein de choses intéressantes, qui devraient permettre aux collègues — à conditions qu'ils les lisent !— de faire du meilleur travail.

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mardi 1 septembre 2015

Vivre — donc travailler — ensemble : les profs aussi !

Vivre et travailler ensemble : la formule des programmes 2015 n'a aucune raison d'être réservée aux élèves. A vrai dire, il faut rendre à César ce qui revient aux textes officiels : celle-ci était déjà présente dans ceux de 2008, mais tellement contradictoire avec le reste des recommandations qu'on ne pouvait que l'oublier. Un point du programme, sans conséquence aucune sur les habitudes de l'école, l'indéboulonnable loi de l'Éducation : "Faites ce que je dis, et non ce que je fais."
Et si l'on profitait de la rentrée pour tenter de remettre un peu de cohérence dans cette chère institution ? Un de mes amis (1), inspecteur en retraite (curieux comme mes amis ont tendance, depuis quelque temps, à être de plus en plus nombreux en retraite !), me donne aujourd'hui l'occasion de lancer ce débat...

(1) Il s'agit d'André Gerbault, qui fut IEN des années durant dans une circonscription de la banlieue sud de Toulouse et avec qui j'ai beaucoup travaillé en recherche. Il est aussi l'auteur d'une excellent petit ouvrage sur la laïcité, intitulé : "Laïcité : valeur pour une vie" (Toulouse 2014)

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dimanche 16 août 2015

Résolu, le problème de l'enseignement de la lecture !

Enfin une bonne nouvelle, pour la rentrée : l'outil qui va permettre à tous les enfants de devenir lecteur est là !
Et dire qu'on ne le savait pas !
Heureusement un mien ami — qui me veut du bien de toute évidence — m'a envoyé l'objet, avec le lien (1) qui permet à tous les collègues de se l'approprier. Et pour rendre plus rassurante et rassurée, l'approche de la rentrée, Eveline vous offre un petit commentaire de cet incomparable outil.

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lundi 13 juillet 2015

Evaluer les enseignants : quels critères ?

Avant de partir en vacances, voici un sujet de réflexion, suggéré par l'Expresso du Café Pédagogique de cette semaine. Le Ministère prévoit en effet de travailler sur l'évaluation des enseignants. Et pour une fois, la question est posée de façon, semble-t-il, nette et intelligente, avec un calendrier presque précis, qui devrait être ouvert à la rentrée prochaine !
Le Café nous rappelle, à ce sujet, l'histoire des projets insensés que concoctait pour nous le précédent président : il s'agissait d'utiliser les fameuses évaluations nationales en CE1 et CM2, comme évaluation régulière des enseignants sur la base des progrès et des résultats de leurs élèves.
Ces évaluations furent "fameuses", on s'en souvient, car elles firent beaucoup parler d'elles. On pourrait du reste jouer sur une variation vocalique intéressante, en les qualifiant également de "fumeuses", car elles prétendaient être à la fois évaluation-bilan et diagnostic, ce qui est parfaitement impossible.
En tout cas, s'en servir comme moyen d'évaluer les enseignants est simplement scandaleux.

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mardi 23 juin 2015

Pour que les enfants apprennent...

Des collègues, dans un évident désir de (légère) provocation, viennent de m'envoyer une contribution, déjà un peu ancienne (novembre 2013), de Stanislas Dehaene, intitulée "les quatre piliers de l'apprentissage". Occasion de réfléchir sur l'existence de ces "piliers" en apportant quelques compléments à l'avant dernier billet sur le métier d'enseignant, métier dont monsieur Dehaene semble avoir une représentation plutôt simple, pour ne pas dire simpliste, et une image des élèves qui donnerait facilement envie de pleurer...

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lundi 1 juin 2015

La globale, cette galeuse...

... comme disait Freinet. Dans mon billet précédent, j'avais laissé de côté l'affirmation de Dominique Schnapper, sur la méthode globale, qu'elle nomme curieusement "l'enseignement de la lecture globale", prouvant à quel point elle est peu au courant des termes mêmes du débat. je considérais qu'on en avait suffisamment parlé, sur ce blog et ailleurs. Mais Laurent Carle m'envoie un commentaire si copieux et si intéressant qu'il mérite, à mes yeux, la place d'un nouveau billet, complétant le mien.

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vendredi 29 mai 2015

Un professeur, ça sert à quoi ?

Le numéro de Télérama de cette semaine fait état de l'absurde conflit par lequel s'exprime l'opposition des professeurs de collège à la réforme de celui-ci, proposée par le Ministère. A côté d'un article remarquable de Marie Duru-Bellat, qui analyse les intérêts et limites de cette réforme de façon posée et très compétente, un article de Dominique Schnapper, prétendant se placer au-dessus du conflit, développe d'étonnantes évidences qui révèlent surtout une grande ignorance de la réalité du terrain, et de ceux qui en parlent. Outre qu'elle affirme avec une certitude appuyée que l'enseignement de la lecture globale a été un échec et qu'il faut revenir à la lecture syllabique, elle déclare, au milieu de sa conclusion : Aujourd'hui ceux qu'on appelle les "pédagogues" ont l'air de penser que les élèves n'ont rien à apprendre de leurs professeurs. Et d'ajouter que c'est absurde. Sur ce dernier point, on est bien d'accord...

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jeudi 14 mai 2015

Ils ne veulent pas que vos enfants apprennent à lire.

Cette effrayante révélation vient de nous parvenir grâce à SOS ÉDUCATION, qui en fait le titre d'une volée de boulets rouges contre le projet de réforme du collège, dont il est dit que s'y trouve soigneusement sabordé l'enseignement des « humanités », au profit d'une conception utilitariste de l'éducation consacrée par la fameuse « pédagogie des compétences ». On touche le fond avec la réforme présentée ces jours-ci, qui enterre définitivement l'enseignement du latin et du grec.
Pour nous éclairer davantage, il est conseillé de se reporter au "Pacte pour l'école", qui rappelle l'importance d'un BON apprentissage de la lecture.
Il est vrai qu'on a déjà écrit là-dessus. Mais, comme personne ne lit, et que "l'affaire du latin et du grec" apporte quelque nouveauté, vous reprendrez bien une cuillerée de lecture ancienne et moderne...

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mercredi 6 mai 2015

Pour la lecture, comme pour le vélo, commencer par le B.A.BA est indispensable.

Pour le plaisir de tous, je ne résiste pas à celui que m'apporte le partage de cette splendide illustration de mes propos, envoyée ce matin par Jacques Risso... Bonne dégustation !

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lundi 4 mai 2015

Mais oui, l'interdisciplinarité est une chance !

Le titre de ce billet, effrontément emprunté aux Cahiers Pédagogiques, qui présentent ainsi le dernier numéro de leur revue : "Croiser des disciplines", s'impose devant le nouveau champ de bagarres provoqué par le projet de programmes, notamment pour le collège. Foisonnent actuellement les appels au rassemblement pour et contre la proposition — évoquée dans le billet précédent — celle des "entraînements aux pratiques interdisciplinaires", les EPI, dont les imperfections, soulignées dans ce même billet, ne peuvent faire oublier les réels progrès qu'ils représentent.

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samedi 18 avril 2015

Futurs programmes du primaire : une partition pleine de promesses, avec de fichues fausses notes !

Il faut être juste : sur bien des points, la lecture de ce projet de programmes pour le primaire fait du bien. Non seulement on y retrouve une bonne partie des "bonnes choses" du texte de 2002 (en grammaire, notamment), mais il va nettement plus loin sur des aspects essentiels, comme les dangers, à ce niveau d'études, d'un cloisonnement trop net des disciplines, le refus des prétendus fondamentaux avec une importance sensiblement égale accordée à chacun des domaines de savoirs, moteurs et artistiques inclus, le tout auréolé d'une ambiance culturelle, très nouvelle par rapport à 2008, et sensible d'un bout à l'autre des quatre volets de ce texte.
Tout ceci rend plus désolantes les fausses notes qui salissent ces promesses, et rendent plus problématique leur tenue future...

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mercredi 18 mars 2015

La grande illusion.

2012 n'a pas eu lieu. Aujourd'hui, en dépit des appels au secours de nos amis, Pierre et les autres, c'est en 2009 que nous sommes : pour ouvrir l'année scolaire 2015, la Ministre a décidé d'offrir aux enfants de CE2, une belle évaluation nationale.
Brusque remontée d'évaluationnite foudroyante, qui achève le lent travail d'érosion d'une refondation, celle de l'école, un des plus purs symboles de la vraie gauche, refondation dont on voyait déjà, au fil des mois, se ternir les couleurs et la chair, fondre à vue d'œil...
Cette fois, défigurée, exsangue, la refondation de l'école n'est plus.
Cadeau ridicule et projet dangereux : il faut les dénoncer, même s'il y a peu d'espoir d'être entendu...

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jeudi 12 mars 2015

Mais non ! L'orthographe n'est pas une FAUTE !

Le "marronnier" habituel sur les "fautes" d'orthographe est de retour : les médias découvrent qu'elles sont beaucoup plus nombreuses que jadis (normal : jadis, n'écrivaient que ceux qui n'en faisaient pas !) à cause des SMS, de la décadence des mœurs, et de la chute des valeurs les plus sacrées. Des fautes impardonnables sur le pluriel des noms composés (quelle horreur !), sur les participes passés (qu'il faudrait réformer) ainsi que leurs auxiliaires, dont on ne sait jamais lequel d'être ou d'avoir il faut utiliser.
Tiens ! Voilà une réforme intéressante à imposer : y'a ka utiliser toujours le même, à l'instar de Petit Gibus, et dire j'aurais pas venu... Qu'est ce qu'on attend pour l'imposer, avec sanctions à la clé ?
Si l'on essayait de revenir à un minimum de bon sens ?

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mercredi 25 février 2015

Un participe qui passe mal...

En pleine crise, quand la moitié du monde a faim, que la guerre sévit de toutes part, que la nécessité d'agir se fait de plus en plus pressante, et que des réformes s'imposent absolument en tout domaine, certains ont eu l'idée de proposer une réforme... de la règle d'accord du participe passé !
Il fallait y songer.
Coincée entre l'ahurissement, le fou-rire, et l'indignation, j'ai pensé que deux sous de réflexion n'étaient pas inutiles.

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samedi 7 février 2015

Développer l'esprit critique...

A l'instar d'autres lieux, l'École est pavée de bonnes intentions. Depuis toujours. Par exemple, celle qu'évoque le titre de ce billet était déjà préconisée par les Instructions Officielles de 1925 ! Depuis, elle est régulièrement reprise, réaffirmée, revendiquée, par toutes celles qui ont suivi... avec une constance qui n'a d'égale que la pauvreté du résultat obtenu. La preuve : aujourd'hui, à tous les échelons de la société éducative, on redécouvre sa nécessité, rendue particulièrement éclatante avec ce qui se passe actuellement.
Ce résultat ne peut pourtant pas être imputé aux collègues, tous profondément convaincus du bien-fondé d'un tel objectif.
Alors pourquoi n'y arrive-t-on pas ?

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samedi 24 janvier 2015

Sur des obligations et des menaces de sanctions, on ne peut rien construire...

Nous sommes plus d'un à déplorer, dans les propositions du Ministère, ces deux aspects, qui à nos yeux sont en train de détruire tout espoir d'un changement plus que jamais indispensable de l'école et de ses contenus. Si c'est ainsi que l'on croit avancer, l'ami Pierre aura raison une fois de plus : la refondation de l'école sera enterrée.
Oui, j'entends l'objection d'ici :
Voyons ! Il n'y a pas que cela dans les mesures du Ministère ! Il faut les deux volets : prévention et répression !
Et si la prétendue nécessité du second volet était une erreur, faisant courir le risque de détruire le positif du premier ?

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mercredi 14 janvier 2015

Désamorcer les tentations barbares chez les élèves...

Des "incidents" se sont produits dans quelques établissements (rares, heureusement, mais trop tout de même), lors des hommages rendus aux victimes des massacres de la semaine dernière. Nombreux sont ceux aujourd'hui qui s'en émeuvent et, à tous les niveaux du système éducatif français, jusqu'à la Ministre elle-même, est affirmée avec force la nécessité d'agir à l'école, pour éviter de tels égarements avec les dangers qu'ils comportent. Des propositions toujours intéressantes fleurissent un peu partout : je retiens entre autres, celle de notre Ministre qui ose souhaiter que l'instruction civique enseignée soit en même temps vécue en classe par les élèves, rappelant que la démocratie doit être vécue pour être comprise — ce qui, admettons-le semble particulièrement rassurant de la part d'un Ministre : jusqu'ici, ce discours était uniquement celui des hurluberlus de la recherche en pédagogie.
L'hurluberlue, pédagogue obstinée, que je suis, souhaiterait apporter une modeste contribution à ce projet, contribution pédagogique, cela va de soi. Elle consistera à rappeler, dans la continuité du billet précédent, quelques-uns des contenus d'enseignement, indispensables si l'on veut éviter de tels dérapages, qui sont régulièrement oubliés depuis que l'école existe.

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jeudi 8 janvier 2015

Contre la barbarie : l'humour à l'école !

On a tout dit sur l'horreur de ce qui s'est passé hier, sur ce qu'il signifie, sur ce qu'il menace, sur l'urgence d'agir face à l'invasion de la bêtise criminelle. Et l'on a raison : il faut le dire et le redire. Mais l'on risque peut-être d'oublier que nous, les enseignants et tous ceux qui ont charge d'éducation, nous sommes les premiers concernés par le devoir d'agir. Des leçons de morale ? Sûrement pas...

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samedi 20 décembre 2014

Donner plus à ceux qui ont moins.

En guise de cadeau de Noël, c'est un petit coup de pied dans une fourmilière bien pensante que j'ai envie d'offrir aux amis du blog — deux sous de réflexion sur ce qui est brandi comme une devise admirable par beaucoup, y compris certains de ceux qui se battent à nos côtés, et qui a le don de me hérisser chaque fois que je l'entends.
Elle réveille en moi des révoltes anciennes, provoquées durant l'exode en 40, par la prétendue charité de dames dites charitables, qui exigeaient, du haut de leur supériorité morale, dépourvue notamment de toute empathie, que je boive leurs louchées de lait tiédasse, écœurant et plein de peau, et que je leur leur dise merci par-dessus le marché (ce que, du haut de mes huit ans, je refusais avec énergie).
L'assimilation est certes excessive, à première vue, mais plus légitime en fait qu'il n'y paraît. Cette revendication — ancienne— n'a de généreux que l'apparence.

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samedi 6 décembre 2014

Les notes, c'est pire que le naturel...

Pires en effet, car elles reviennent au galop, non seulement quand on les chasse, mais même quand on évoque la possibilité de le faire ! Faut le faire, non ?
Hier au soir, au cours de l'émission de Frédéric Taddéï : "Ce soir ou jamais", on a eu droit à une louchée supplémentaire du débat les concernant. Et cette louchée, fut, comme d'habitude depuis 1969, date où fut posée, pour la première fois à la télévision, la question de leur suppression, une épreuve rude. Parmi les invités, fort disparates, qui occupaient le plateau, et à l'exception de Nathalie Mons, sociologue, qui a copiloté la concertation pour le refondation de l'école, et qui savait de quoi elle parlait, pas un des propos tranchants qui se sont heurtés bruyamment durant une demi-heure, n'a seulement effleuré la réalité du problème.

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mercredi 19 novembre 2014

Une histoire d'inspection : refondation, t'es où ?

C'est à Pierre Frakowiak que je donne la parole aujourd'hui. L'histoire qu'il raconte est loin d'être marginale et il serait bon que les collègues, notamment IEN, se réveillent devant une dérive autoritariste qui prend une ampleur révoltante, incompatible avec la notion de démocratie. Les rappels à l'ordre pleuvent à l'Éducation Nationale et se répandent comme une traînée de poudre, jusqu'à l'Assemblée, où l'on a osé sanctionner —avec la caution de l'Académie Française ! — un député parce qu'il n'applique pas l'absurde féminisation des noms de fonction... Les punitions tombent comme à Gravelotte dans les classes où les cent lignes à copier deviennent la réponse à la mode aux bavardages des élèves inattentifs. On impose, on exige, on punit, on exclut...
C'est ça, l'école démocratique ? C'est ça, la refondation de l'école ?

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samedi 1 novembre 2014

Lire et écrire ? Une affaire de définition !

Un collègue, lecteur du blog, dans un commentaire au billet de février dernier sur les propos de Stanislas Dehaene (le commentaire n°19), m'invite à revenir sur ma réponse à son post afin de remettre quelques points sur les "i" des verbes lire et écrire.

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vendredi 10 octobre 2014

Au fait, où en est l'apprentissage du vocabulaire ?

On en parle assez peu, si ce n'est pour en déplorer la pauvreté chez les élèves. Le billet précédent, qui évoquait des "mots qui interrogent", invite aussi à se poser cette question, au moment où se discutent les futurs programmes — question à laquelle tente de répondre un petit ouvrage qui vient de sortir aux éditions Chronique Sociale sous le titre "Enseigner le vocabulaire autrement".
Il est vrai que cette partie de l'enseignement du français, soigneusement isolée dans sa case spécifique est assez mal lotie avec les programmes actuels, copiés-collés depuis le rapport Bentolila de 2007.
Pour ceux-ci, en effet, le seul problème à résoudre étant celui de la "pauvreté" du bagage de mots possédés par les élèves, la solution se trouve dans la fameuse "leçon de mots" (un mot par jour) inventée par Alain Bentolila, en même temps que l'eau chaude.

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mardi 23 septembre 2014

Compétences, socle, culture commune : des mots qui interrogent...

Et voilà relancée la re-construction du socle ! Notre Ministre vient d'annoncer le lancement d'une "consultation nationale sur le socle commun de connaissances, de compétences et de culture, qui définit la culture commune que chaque élève doit acquérir au cours de la scolarité obligatoire." C'est là une demande qui n'est pas sans susciter bien des interrogations (reconstruction ou simple ravalement ?), et la formulation par laquelle elle est demandée, mérite qu'on s'y arrête. C'est ce que fait Claude Lelièvre (1) dans un article diffusé ce matin dans l'Expresso du Café Pédagogique. Quant à moi, cette notion de "socle commun de compétences" me chiffonne depuis qu'elle existe. Quelques réflexions que je livre aux lecteurs du blog.

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jeudi 18 septembre 2014

Tabouret contre potence, ou la célèbre querelle des méthodes d'enseignement de la natation

L'été indien est propice aux contes, fables et légendes : sur un vieux grimoire retrouvé au fond d'un grenier, j'ai découvert l'histoire légendaire d'une vieille querelle qui m'en a rappelé d'autres...

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mardi 16 septembre 2014

A force de frôler le ridicule, on finit par tomber dedans.

Et ça fait mal, surtout aux enfants...
Quand les neurosciences s'emparent de la pédagogie, elles ne sont plus seulement ridicules, elles deviennent dangereuses, scandaleuses, manipulant des enfants comme des cobayes, auxquels on inflige des traitements qui feraient hurler Brigitte Bardot, s'il s'agissait de bébés phoques. Hier soir, au JT de 20h, on a atteint les sommets de l'aberration et du non sens, pour démontrer des contre-vérités ahurissantes.

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dimanche 7 septembre 2014

On ne choisit pas d’être écolier, on choisit d’être prof.

Second billet "de rentrée" et version "formation" du billet précédent.
Il est inspiré d'un courrier de L. Carle, — le titre est de lui — , qui pose un constat, méritant, semble-t-il en ce début de nouvelle année scolaire, d'être proposé à la réflexion de nos amis (et de ceux qui ne le sont pas). On peut même dire qu'il devrait être inscrit en lettres d'or au fronton des ESPE de France, de Navarre et d'ailleurs. C'est le préambule de toute formation d'enseignants, et cette évidence — dont bien peu s'avisent — a des répercussions très importantes sur notre métier.

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mardi 2 septembre 2014

Une bonne résolution de rentrée : mettre un peu de cohérence dans son travail

Incohérente, c'est le terme qui convient pour caractériser l'ambiance de cette rentrée : tout va dans tous les sens (sauf dans le bon, en général), et dans tous les domaines. En politique, n'en parlons pas. Mais pour ce qui concerne l'école, c'est la même chose : d'un côté, on trouve des groupes qui cherchent, innovent, en brandissant les techniques modernes — peu importe que ce soit souvent pour leur faire faire n'importe quoi, l'essentiel étant qu'il y ait de la vidéo et des trucs en ligne — sans s'apercevoir qu'ils viennent de réinventer l'eau tiède ; et de l'autre la grande masse des enseignants s'accroche aux routines et dépense beaucoup d'énergie à les défendre.
Il serait temps de réfléchir, de creuser un peu tout ça et de poser des directions d'action un peu solides.

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vendredi 18 juillet 2014

Théâtre et lecture

C'est le moment pour parler théâtre : l'été est la saison des festivals de ce nom. Ils sont nombreux et prestigieux, derrière le grand frère d'Avignon qui leur a ouvert la voie. C'est justement ce frère aîné qui inspire le titre de ce billet : dans le foisonnement inimaginable, luxuriant, excessif, unique et passionnant de choses à voir à Avignon durant le festival, la plupart sont issues de choses à lire. Théâtre et lecture ont des liens entre eux.... C'est évident, mais lesquels ?

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mardi 24 juin 2014

Même positives ou en couleurs, les notes sont-elles un moyen d'évaluation ?

Tiens, revoilà la question des notes à l'école : les médias jubilent et se lancent dans ce "marronnier", toujours de retour, à la même époque, avec une régularité de métronome. C'est notre ministre qui relance le débat, déjà lancé il y a deux ans, presque jour pour jour, par son prédécesseur.
Il est vrai qu'il l'aborde un peu différemment : il veut "lutter contre les notes-sanctions".
Ça, c'est gentil — trop du reste pour certains névrosés de la punition, qui confondent autorité et vacherie et qui voient là une excellente occasion de hurler au laxisme...
Vous remarquerez toutefois que le ministre ne prononce pas le mot d'évaluation... Pour ne pas effrayer sans doute un public qui n'aime guère les grands mots. L'ennui, c'est que poser ainsi la question fausse complètement le débat, comme on en a eu la preuve au JT d'à midi...

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