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Le blog de l'amie scolaire : Questions de profs.

Ce blog n'est pas un forum de débat entre partisans et adversaires de la pédagogie. Il veut être un lieu de réflexion et d'échanges pédagogiques destiné aux professionnels de l'école et à tous ceux qui s'interrogent, doutent, cherchent, souhaitent une aide à la recherche, à la pratique du métier, sans oublier les parents, bien sûr. Nous répondrons à toute question, non polémique...

vendredi 8 juin 2018

Donnée scientifique et interprétation de celle-ci.

Voici une nouvelle formule possible des "billets" du blog : des réactions à chaud, assez courtes, auxquelles, peut-être, nos lecteurs auront envie de répondre.
Aujourd'hui, je réagis à une info, relayée par l'Expresso du Café.
"Les neurosciences cognitives ont démontré qu’un bon apprentissage consiste à « se tester immédiatement et aussi souvent que possible pour vérifier ses connaissances » (N Gallois, Neurosciences de la mémoire et de l’apprentissage, Formation ESPE académie de Nantes 2018).
Intéressant et sûrement vrai scientifiquement... sauf que l'oubli des données psychologique fait que l'emploi du verbe " se tester" — très ambigu sous son apparence scientifique — rend l'affirmation dangereuse en pédagogie.

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dimanche 3 juin 2018

Au secours ! Enfants maltraités !

Pousser un cri d'alarme — moins drôle que celui de Devos, certes — est tout à fait nécessaire aujourd'hui, même en attendant les propositions que les lecteurs de ce blog ne vont pas manquer d'envoyer (l'espoir est un droit inaliénable), pour rendre ce blog plus intéressant et surtout plus efficace auprès des collègues en activité : une formule différente, des contenus et des questions proposés par eux etc.
Ce qui se prépare pour la rentrée est terrifiant. Et le premier danger, c'est la résignation molle, voire la somnolence tranquille où nous nageottons plus ou moins égoïstement, telle la grenouille dans son eau tiède, en pensant que, même si cette eau n'a pas très bon goût, c'est déjà pas mal qu'elle soit là, sans se préoccuper de savoir si le gaz est allumé en dessous.

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jeudi 31 mai 2018

Le rire et l'humour à l'école.

Comme c'est un dessin d'humour qui a ouvert le "blog nouveau", il est normal que l'humour soit notre premier thème. Pas inintéressant pour les vacances, non ? Et ce, d'autant plus qu'il ne manque pas de points d'interrogation !
C'est aussi une occasion de (re)découvrir un bel ouvrage, en trois volumes de Hugues Lethierry, publié en 1997, aux Éditions De Boeck Université, intitulé : "SAVOIR(S) EN RIRE" avec un avant-propos de Robert Escarpit et une préface — succulente — d'André Giordan.

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lundi 28 mai 2018

Pour mieux répondre aux besoins des collègues, le blog évolue.

La lecture critique du petit livre orange disparaît provisoirement du blog.
Nous vous invitons maintenant à poser des questions, à faire part de vos trouvailles et expériences perso, à présenter les difficultés auxquelles vous vous heurtez. Ceux qui auraient des propositions essaieront de vous répondre.
Aux répondeurs : outre le respect de la charte du blog, nous vous demandons d’éviter les longs exposés et le jargon technique. La théorie est nécessaire, mais doit rester LISIBLE par tous !

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jeudi 10 mai 2018

Le son, l'âne et le numérique.

Ce pourrait être une fable. C'est seulement la dernière touche, dûment estampillée Ministère de l'Éducation Nationale, d'un programme d'obsolescence du savoir lire, grâce auquel ce dernier ne dépassera pas le seuil du primaire, exception faite des chanceux qui auront pu se l'approprier ailleurs qu'à l'école.
Au centenaire manuel, par lequel les enfants apprennent une activité de déchiffrage oralisé de syllabes qui les détourne de la véritable lecture, s'ajoute désormais un outil, issu des développements technologiques les plus modernes (pour équilibrer les choses, sans doute), qui, en les enfermant dans l'oralisation, leur interdit définitivement l'accès à la lecture à haute voix.
Elle se nomme le "Com-phone".
Ne cédons pas à la tentation d'interpréter le préfixe. Quoique...

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vendredi 4 mai 2018

Obsolescence programmée du savoir lire.

Les recommandations à l'emporte-pièce du Ministre sur la lecture, que nulle justification n'accompagne — autre que "c'est ce que dit la science" — ne sont pas seulement insultantes pour les enseignants, elles sont dangereuses pour les enfants : elles installent par avance l'échec des études futures pour un très grand nombre d'enfants. Il est temps de lui rappeler d'autres données scientifiques, fondées celles-ci scientifiquement, et vérifiables, sur tout ce dont il ne parle pas : ce qu'est la lecture, ce qu'est un enfant de six ans, comment s'effectue ses apprentissages et ce qu'est la langue des écrits que ceux-ci doivent savoir lire à la fin de leur apprentissage.
Beaucoup de réponses à ces questions ont été abordées déjà sur ce blog. Mais, outre qu'il faut y revenir sans cesse, pour tenter d'endiguer les dangereuses aberrations officielles, des précisions s'imposent sur certains manques dans ces préconisations, et sur les risques qu'ils entraînent.

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mercredi 25 avril 2018

Savoir lire à la fin du CP ? Impossible et dangereux.

Les nombreuses notes diffusées régulièrement par notre Ministre, sur l'école primaire, particulièrement sur l'enseignement de la langue orale et écrite, forment un ensemble intéressant de contre-vérités, d'affirmations hautaines et inexactes, et d'exigences à l'égard des enseignants, proprement inadmissibles en démocratie.
Entre autres, celle qui concerne les apprentissages premiers de la lecture — il ne dit rien de l'écriture — annonçant la nécessité d'avoir rapidement installé le savoir lire de base dès la fin du CP, où des évaluations sont prévues à ce sujet, avec tous les danger que cela comporte.
Un an pour installer le savoir-lire de base : nous voilà revenus aux années d'avant-guerre !

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samedi 7 avril 2018

Quelle place pour le "code" dans l'apprentissage de la lecture ?

Le débat à propos du billet précédent est nourri et passionnant. Cet apprentissage du "code" par lequel commencent toutes les méthodes syllabiques d'apprentissage, en le posant comme une première étape évidente, et dont de nombreux pédagogues contestent le rôle officiel dans cet apprentissage, laisse traîner cette idée que ceux-ci le refuseraient, purement et simplement.
Comme la plupart des conflits, celui-ci repose sur des présupposés flous, des définitions imprécises, des idées reçues non vérifiées dans des documents sérieux, tant en ce qui concerne le sens des mots employés, que la démarche préconisée. Essayons de clarifier une fois encore les données du problème.

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jeudi 29 mars 2018

Une bonne nouvelle !

Enfin une nouvelle qu'on attendait tous : les grandes et vraies méthodes de lecture, les anciennes qui ont fait leurs preuves sont maintenant toutes disponibles dans les bonnes librairies. Il nous en manquait une, dont la version, qui datait des années quarante, avait besoin d'être rafraîchie : c'est sa grande rigueur qui manquait à tous, eu égard à ce qu'on demande à un lecteur d'aujourd'hui. Beaucoup l'ont deviné avec émotion : je veux parler de la célèbre méthode Borel-Maisonny, dont les éditions ESF de Paris viennent de sortir une version rajeunie et modernisée, laissant intact son titre emblématique et courageux : "Bien lire et Aimer lire".

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dimanche 18 mars 2018

Ces lectures cachées que les enfants n'apprennent pas...

Voici un sujet de réflexion pédagogique, à la fois nouveau et bien dans la continuité de nos débats, rarement évoqué directement, et qui pourtant me semble au cœur des déplorations récurrentes sur le niveau en lecture des jeunes — et des moins jeunes ! Je veux parler de ce qu'on pourrait appeler "les lectures de réflexion", par opposition aux lectures de détente. Il me semble, au fur et à mesure que nous y réfléchissons, les uns et les autres, notamment sur ce blog, que son absence dans les apprentissages premiers est la cause n°1 des résultats navrants observés partout.

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jeudi 22 février 2018

Enseigner ne s'apprend pas dans un Labo.

Un important dossier, paru hier dans le monde, s'intitule : "Du labo à l'école, la transition est délicate". Formule d'un euphémisme charmant, faisant écho à un éclair de lucidité de monsieur Dehaene, qui, dans le discours prononcé lors du premier colloque du Conseil Scientifique de l'Éducation qu'il présidait le 1er février, a déclaré : On se frotte à la complexité : passer du laboratoire à la salle de classe est une épreuve absolument redoutable pour un chercheur.
Il est gentil, monsieur Dehaene : comme si la recherche pédagogique était en train de naître avec lui !
De toute évidence, sa culture ne semble avoir rencontré ni l'histoire de la pédagogie,ni celle des recherches qui la jalonnent, ni celle des pédagogues qui les ont menées. Soyons charitables et de venons-lui en aide.

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dimanche 4 février 2018

Ap-prendre la parole...

L'instauration d'un grand oral de trente minutes, dans les propositions de réforme du bac aura eu au moins le mérite, vu les remous suscités, d'attirer l'attention des médias sur les faiblesses du travail sur l'oral dans les écoles de France et de Navarre. Vingt ans déjà, que la servante de ce blog tirait la sonnette d'alarme sur ce point, avec un ouvrage portant le titre de ce billet (SEDRAP 1998).
On ne peut pas dire que, dans les écoles, les effets furent foudroyants.
Une occasion, peut-être, de relancer une réflexion, sur ce domaine d'enseignement, objet d'affirmations tranchées, qui n'ont pourtant jamais été suivies de pratiques précises et concrètes.

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jeudi 18 janvier 2018

Une science, la pédagogie ?

Notre époque est décidément celle du n'importe quoi : amalgames et confusions en tout genre s'y épanouissent à qui mieux mieux. Entre autres sujets d'agacement : la déferlante d'affirmations sur la nécessaire scientificité de la pédagogie débitées par notre Ministre et son merveilleux Conseil Scientifique, brillamment présidé par l'illustre Stanislas Dehaene, avec cette troublante, mais néanmoins péremptoire, affirmation : "La pédagogie est une science."
C'est surtout un effort de clarification qui se révèle nécessaire.

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vendredi 5 janvier 2018

Histoire d'accents...

Un sujet "nouveau" pour la rentrée de cette année nouvelle, que je dois à David (merci David !) : il m'y a fait penser en évoquant le dernier film de Dany Boon, qui doit sortir dans quelques semaines, "la Ch'tite famille", avec son histoire de Designer célèbre et snob, dont le passé prolo et picard remonte de façon catastrophique, à un moment particulièrement inopportun, et le contraint à suivre des cours de rééducation à la bonne prononciation du français...
Oui, mais... C'est comment, la "bonne prononciation" du français ?

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lundi 25 décembre 2017

2018 : Pour une école d'intelligence et de justice !


jeudi 14 décembre 2017

Apprendre à déchiffrer, c'est apprendre à ne pas comprendre

Les piètres résultats révélés par le PIRLS sur les performances des élèves français en matière de compréhension de leurs lectures ont jeté un gros pavé dans la mare des certitudes tranquilles sur cet apprentissage. Evitons d'évoquer les remèdes proposés par le Ministre, cela risquerait de nous mener trop loin, et l'on a déjà maintes fois répondu sur le sujet de la dictée et de ses intérêts.
Mais il faut s'arrêter sur cette histoire de compréhension, tenter d'y voir un peu clair et proposer du concret...

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mardi 5 décembre 2017

Mais, est-ce que tu as vu écrit le son "me" ?

Cette étonnante question, un rien agressive, fut il y a peu, adressée à un petit CP, devant de nombreux spectateurs, dont Monsieur le Ministre de l'Education Nationale, en visite dans une école toulousaine. Il faut reconnaître que cet enfant avait lu "moule", là où il fallait lire "oul".
C'est grave.
D'autant plus que les résultats de PIRLS viennent de tomber, comme nous l'annonce l'Expresso du Café Pédagogique, en précisant qu'en France, la baisse était significative sur la compréhension des textes informatifs (-13 points) ainsi que sur les compétences les plus complexes (-11 points).
Il faut agir sans tarder.

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vendredi 24 novembre 2017

La lecture : quels choix réels pour l'enseigner ?

Avant que le débat ne s'égare sur Philippe Meirieu, de façon fort discutable, obligeant Laurent à réagir par une très belle réponse, celui-ci nous avait ramenés sur le sujet central de ce blog, la lecture. Dominique, l'avait suivi en nous offrant quelques fortes pages d'Alain, qui, quoi qu'on en dise, sont, pour moi, un régal d'intelligence.
Or, il se trouve qu'un débat avec mes étudiants préparant le CRPE, m'a amenée à leur préciser la question sans cesse posée du choix des méthodes de lecture. Il m'a semblé que cela pouvait compléter assez bien nos échanges sur ce sujet, d'autant plus que Sébastien, dans une de ses interventions a dit, lui aussi des choses intéressante sur cette question.
J'y reviens donc pour tenter de poser la véritable problématique de cet enseignement, sur lequel tant de sottises sont débitées, dans les médias, dans les textes officiels, et jusqu'au plus haut sommet de l'état.

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lundi 30 octobre 2017

Les contresens de l'écriture inclusive.

Décidément, cette pauvre orthographe n'arrête pas d'en voir de toutes les couleurs ! Accablée de reproches sur sa complexité et ses prétendues incohérences, la voilà maintenant accusée de sexisme ! On nous invite au nom des valeurs de la république française, à rectifier cette injustice, en faisant entrer le féminin dans les noms masculins... Avouez que c'est là une curieuse proposition, peu conforme, qui plus est, aux liens qui unissent habituellement les deux sexes !
Et, naturellement, ceci suscite un grand émoi dans le Landerneau académicien, avec les Immortels criant à l'assassinat de la langue française...
Un assassinat, certainement pas, mais pour les auteurs de cette ahurissante revendication, une jolie bouffée de ridicule.
Ignorance et raisonnement tordu sont les vraies inclusions de l'écriture inclusive.

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mardi 17 octobre 2017

De la "monarchie magistrale" et de ce qui s'ensuit... en lecture et ailleurs

Ce débat avec les partisans de "l'enseignement explicite", nouvelle théorie à la mode, qu'on croyait confidentielle, comme d'autres "innovations", plus ou moins scientifiques, révèle en fait un nouveau danger, notamment depuis que cette nouvelle "mode" a reçu l'aval d'une "pointure" dans ce domaine, Roland Goigoux, qui, au Café pédagogique de ce matin, affirme : je propose dans la conférence de différencier entre "méthode syllabique stricte" et une "approche de type syllabique", définie comme un enseignement explicite et progressif des correspondances phonèmes graphèmes.

Laurent, qui répond à cela en affirmant que, par-delà les divergences de méthode affichées, il y a, surtout, une contradiction de fond, sur la démocratie en classe, le respect de l’élève en tant que personne, l’effacement magistral qui permette aux élèves de se passer du maitre et le lent travail psychologique d’autonomisation de l’enfance scolarisée. L’efficacité didactique n’est que prétexte chez les partisans de la monarchie magistrale. Le maitre (nommé « Temps collectif en groupe classe »), le groupe, l’individu, ce n’est pas de l’éducation en communauté, c’est du dressage sélectif habillé de théories scientifiques », nous offre un de ces textes, costaud, dont il a le secret, qui ramène aux conséquences de certains choix pédagogiques en lecture.
Celle-ci est en effet doublement responsable de tous les échecs scolaires, puisque son apprentissage se situe à un moment particulièrement sensible de la vie d'un petit, et qu'il traverse toutes les disciplines. Voici ce texte.

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vendredi 29 septembre 2017

Un mécanisme, la lecture ? Non ! Une autre manière de communiquer, et même de vivre.

Les nombreuses contributions qui ont accompagné le billet précédent, et qui l'ont puissamment enrichi, ont ramené le débat sur la lecture — incontournable, en ce moment — en refusant, pour certaines, des donnée pourtant avérées de la linguistique, comme les particularités du français écrit et son traitement particulier des syllabes, déjà très variables à l'oral et non prises en compte à l'écrit, ainsi que celles de la psychologie des apprentissages, comme la nécessité de prendre appui sur les savoirs déjà construits des enfants, pour en faire acquérir de nouveaux.
Elles nous invitent donc à revenir plus clairement sur la définition de ce qu'est la lecture et des conséquences à en tirer, sur la manière d'aider tous les enfants à entrer en sa possession.

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mardi 19 septembre 2017

Attention, monsieur le Ministre, vous oubliez l'intelligence !

Drôle d'oubli, pour un Ministre de l'Éducation Nationale... Il est vrai que les décisions ministérielles brillent surtout pas une absence de taille : l'intelligence des enfants... Au point qu'on en arrive à se demander si c'est vraiment oubli ou ignorance ! Les élèves y sont traités comme des êtres dépourvus d'existence propre, sans forme et auxquels il s'agirait d'en donner une, celle que la tradition a prévue. La théorie de l'éducation = remplissage des têtes, malgré les célèbres réserves de Montaigne, reste pour lui la seule possible. Comme si lui étaient inconnus les travaux menés sur les processus de l'apprentissage et sur le fait que dès sa naissance, et même avant elle, "le bébé est une personne". L'humain, apparemment, il ne connaît pas.
Inquiétant, pour quelqu'un qui tient entre ses mains l'avenir de nos enfants.

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lundi 4 septembre 2017

Il faut, à tout prix, empêcher les évaluations CP !

Devant les timides protestations, des collègues, des syndicats, des parents d'élèves, si timides qu'on les entend à peine, et l'indifférence affirmée des médias, à l'annonce de ces invraisemblables évaluations de début et de fin CP, il faut pousser un cri d'alarme, — mais, contrairement à celui de Raymond Devos, qui ne fait pas rire du tout.
C'est tellement énorme comme sottise, tellement grave comme faute, qu'on ne peut laisser faire sans réagir.
Et tant pis si ça ne doit servir à rien !

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vendredi 25 août 2017

Une rentrée scientifique... approximativement.

A quelques jours de la rentrée, les interviews officielles et les fortes formules inondent les médias : le sourire figé et le regard profond, perdu dans des pensées insondables, de notre Ministre illuminent les pages des magazines et des écrans. Certes, avec un léger sentiment de déjà entendu et lu : "la fin de la récré" — Tiens revoilà Jean-Pierre Chevènement ! Et comme si, depuis quinze ans, on y était, en récré !
Mais des intentions nobles, et une sûreté impressionnante : "Nous devons veiller à ce que les méthodes utilisées aient des assises scientifiques solides"... Que peut-on demander de plus ?
Et pourtant...

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jeudi 29 juin 2017

Pour la rentrée, un manuel de lecture à ne pas manquer !

A tous mes collègues, débutants, chevronnés ou retraités, voici mon cadeau de vacances : les perles de la méthode Boscher. Il rappellera de doux souvenirs à ceux qui ont quitté la grande maison, et il apportera à ceux qui entrent dans la carrière ou qui y sont installés, de précieuses idées pour leur rentrée.
Et puis il permettra quelques joyeux éclats de rire... dont on a bien besoin en ces temps étranges...
Bonnes vacances à tous, et bonne rentrée !

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dimanche 25 juin 2017

Une rentrée en fanfare...

Impressionnantes, les mesures prises par le Ministre de l'Éducation Nationale pour la rentrée : un accueil en musique pour les nouveaux, avec... un recueil des fables de La Fontaine, en pochette surprise !
Devant un tel sens de l'essentiel, un regard si percutant sur l'école, ce qu'elle est, ce qu'elle doit être, une connaissance si affûtée des enfants, de leurs besoins et de ceux de leurs enseignants, on reste scotché d'admiration, et on se dit que, décidément, l'école est en marche... bien au pas !

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vendredi 9 juin 2017

La marche de l'école ? La marche arrière !

Les propositions éducatives du programme présidentiel n'avaient rien de bien réjouissant, et l'arrivée de Jean-Michel Blanquer au Ministère de l'Éducation pas davantage. Comme prévu, les prévisions se confirment devant les deux premières propositions du Ministre. La direction impulsée à l'école est sans équivoque : marche arrière, toute !!
Éclatantes de nouveauté et de créativité, elles ré-inventent (en nettement moins bien) les études surveillées de mon enfance, et redécouvrent la simplicité biblique de l'aphorisme du même âge, selon lequel, il faut recommencer quand on a échoué.

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jeudi 18 mai 2017

En marche, l'école ? En danger plutôt !

Le CV, impressionnant, de notre nouveau ministre renseigne sans ambiguÏté sur le sens de la marche pour l'école : arrière toute !
Avec pour modèle, Gilles de Robien, responsable des catastrophiques programmes de 2008, il a à son actif quelques-unes des pires propositions que le monde enseignant ait connu : suppression de 80000 postes d'enseignants, élimination des Rased et de la formation, création des "internats d'excellence" pour élèves pauvres, mais "méritants", et surtout, évaluation systématique des élèves avec utilisation de leurs résultats pour celle des enseignants. Et, bien sûr, pour ce qui est des contenus, le dogme des "fondamentaux" : lire, écrire, compter (comme si, en plus de tout, les mathématiques n'étaient qu'une activité de comptage...). Tout cela au nom d'une prétendue "science", dont on peut dire est qu'elle fait surtout partie de ses "ouï-dire"...

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lundi 17 avril 2017

A l'école, les "fondamentaux" n'ont rien de fondamental.

Rarement, jusqu'ici, des élections auront suscité autant de craintes pour l'avenir de notre pays.
L'école n'y échappe pas.
Il n'est qu'à se plonger dans les programmes de nos candidats-présidents : le chapitre sur l'éducation y fait penser à une sorte de bâtisse, solidement et visiblement pavée d'intentions excellentes (enfin... pas toutes!), avec des murs de soutiens financiers et de postes supplémentaires, tapissée de grands principes, mais pleine de courants d'air, et généralement présentée non meublée, à l'exception de certains qui dotent la leur d'un mobilier d'occasion, exhumé d'une vieille brocante d'avant-guerre, les "fondamentaux" : lire, écrire et compter.
Et si nos enfants avaient besoin d'autre chose ?

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mercredi 22 mars 2017

Le "goût de lire", ou le " besoin de lire" ?

J'entends d'ici la réaction de quelques-uns à ce titre : Bah ! C'est la même chose ! Encore une finasserie dans les mots dont les pédagogues prétentieux ont le secret ? S'ils aiment lire, ils en auront besoin, c'est évident !
Il est évident que non, au contraire. Chacun sait que les mots façonnent la pensée, et qu'ils sont loin d'être anodins. Or, les événements actuels, et notamment ce que les médias rapportent, des propos de ceux de "la rue" expliquant les raisons de leurs choix électoraux, sans avoir lu une ligne des programmes des candidats, m'invitent à revoir de près les responsabilités éventuelles de nos pratiques d'enseignement de la lecture.

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mercredi 1 mars 2017

La grammaire, à tout prendre, qu'est-ce ?

Un bel octosyllabe, emprunté à Cyrano, pour, à l'instar du baiser qui calme la grosse colère d'un bébé capricieux, calmer l'invraisemblable cacophonie du prédicat, misérable et inutile "machin", rajouté à la terminologie proposée dans les programmes,(sans doute pour plaire à quelque haut ponte soucieux d'avoir sa "touche" personnelle dans un texte officiel) qui redit en beaucoup moins bien, ce qui est dit dans les lignes qui le précèdent.
Et Télérama de reprendre, sans la citer, la célèbre question que Freinet posait déjà dans les années 30 : "Faut-il supprimer l'enseignement de la grammaire à l'école ?"
Impossible de ne pas répondre !

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lundi 13 février 2017

Des élèves, ou des êtres humains ?

A propos de la copie de Jérôme, le mois dernier, cette question s'est déjà posée. Je voudrais y revenir aujourd'hui, à la lumière de certains événements, petits ou non, qui prouvent que la réponse à la question de ce titre est loin d'être évidente pour tout le monde. On pense au texte célèbre de Haim Ginott, et à sa dernière phrase : La lecture, l'écriture, l'arithmétique ne sont importantes que si elles servent à rendre nos enfants plus humains.
Mais pour que nos enfants deviennent plus humains, ne faut-il pas d'abord que leurs enseignants le soient ?

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jeudi 12 janvier 2017

Chouette ! Le COD serait mort ?

Depuis le temps qu'on demande cette disparition, on pourra dire qu'il a mis le temps, le bougre !!
Mais rassurons tout de suite ceux que la disparition d'un tel bijou de la langue française, expression parfaite de son excellence, et traduction sublime d'une pureté de pensée sans défauts, a plongé dans une profonde désespérance, mâtinée d'une sourde révolte qui vibre dans tous les médias : telle la mort du célèbre Père Dupanloup, celle du COD laisse traîner des indices d'une résurrection probable et proche...

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lundi 2 janvier 2017

Un enfant en difficulté : que faire ?

Pour cette rentrée 2017, le cadeau est incontournable : c'est la sortie d'un film qui fait grand bruit dans le Landerneau médiatique, et suscite un enthousiasme sans limites : il s'agit de "Primaire" , le film d'Hélène Angel, qui raconte l'histoire d'une "institutrice" de CM2, jouée par la petite fille de Michèle Morgan, Sara Forestier. Une "professeure des écoles" totalement dévouée à son métier, qui prend sous son aile un petit Sacha en très grandes difficulté à l'école. Cette jeune enseignante, au prix de nombreux problèmes qui constituent l'essentiel du scénario, parvient, sinon à le sortir de son échec, du moins, à le remettre sur une voie remontante.
Il y a, semble-t-il beaucoup de choses intéressantes dans ce film qu'on n'a pas encore vu (il sort aujourd'hui), et il n'est pas question — surtout sans l'avoir vu ! — d'en contester les qualités.
Pourtant un détail du scénario, relevé dans tous les articles, me semble mériter un peu de réflexion...

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vendredi 23 décembre 2016

L'an nouveau...




vendredi 25 novembre 2016

Les "pédagogues prétentieux".

Ce titre, en forme de jugement définitif, est une formule de monsieur Fillon — celui que révoltait le fait d'être insulté par son collègue et néanmoins ami. Outre que ce monsieur révèle, par cette formule et les commentaires qui l'accompagnent, de grandes compétences dans un domaine qu'il prétend rejeter, c'est tout l'avenir de l'école qui se trouve ainsi éclairé d'un jour inquiétant, si, comme c'est à craindre, il doit prendre en mains les affaires de l'état.
Comme toujours, Philippe Meirieu a immédiatement réagi, en rédigeant, pour l'Expresso du Café Pédagogique (*), une réponse si forte et si convaincante que je ne vois pas comment on pourrait répondre mieux à une telle insulte. Le danger qui menace ici est grand : cette sortie du candidat ne scandalisera personne, juste les amis d'une école autre, qui sont largement minoritaires dans notre société. Du reste on n'en a même pas parlé dans les médias.
C'est pourquoi il me semble que la réponse de Philippe mérite d'être diffusée — elle est, qui plus est, un exemple parfait de ce qu'est une argumentation qui démontre sans insulter — et je pense de mon devoir d'offrir ce texte, avec l'autorisation évidemment de son auteur, à la réflexion de nos lecteurs. J'ajoute ici deux nouveaux liens vers des articles, qui me semblent à la fois complémentaires et très nécessaires (**) et (***)

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jeudi 10 novembre 2016

L'orthographe, encore

Telle les mauvaises odeurs qui remontent des éviers mal entretenus, la chute du niveau en orthographe remonte périodiquement dans les médias, marronnier bienfaisant qui occupe les journalistes et les esprits de ceux qui les lisent, faisant oublier certaines élections un peu sales, voire salissantes.
On sait pourtant que ces statistiques ne veulent pas dire grand-chose. Quant au sentiment que les erreurs d'orthographe se multiplient, outre qu'on l'avait déjà avant 1900, il prouve surtout que la dictée quotidienne et les règles à apprendre par cœur échouent lamentablement.
Danièle Cogis, dans l'Expresso du Café Péda affirme sagement qu'il faut enseigner l'orthographe en prenant les élèves où ils sont. Elle a raison (c'est vrai en tout domaine,et en toute discipline). Mais je pense surtout qu'on oublie une question essentielle : l'orthographe, c'est quoi exactement et ça sert à quoi ? Ce n'est qu'en répondant à ces questions que l'on aura quelques chances de voir comment on devrait l'enseigner.

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lundi 24 octobre 2016

Et de querelles en querelles...

Ou comment une vieille querelle vient réveiller celle qu'on croyait endormie.
Dans la série "Qui a tué l'école ?", notre ami Laurent Carle, inlassable chineur de pépites sur l'apprentissage de la lecture, vient de m'envoyer une pièce rare, que je n'hésite pas à partager avec les amis du blog, car elle apporte un éclairage nouveau sur un aspect particulier du débat qui nous préoccupe actuellement, celui de la dyslexie : les assassins de l'école sont-ils ceux qui, en choisissant d'enseigner la lecture et non le déchiffrage, s'efforcent d'empêcher la dyslexie, ou ceux qui prétendent la soigner après l'avoir provoquée ?
La dyslexie n'est-elle pas, en effet, le résultat logique, sinon évident chez des enfants fragiles, d'un enseignement INCOHÉRENT, qui prétend enseigner par le truchement des unités sonores (syllabes et phonèmes) de l'oral, une langue écrite, à laquelle on accède par les yeux, et qui ne traduit pas à l'écrit les syllabes de l'oral?

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dimanche 9 octobre 2016

Ce qui tue l'école, c'est qui ? C'est quoi ?

Il y a des insultes qui ne méritent pas qu'on leur réponde. Mais l'intérêt (surprenant et désolant) manifesté par des personnes estimables, lecteurs du blog ou journalistes, pour un ouvrage qui n'est qu'un tissu de mensonges, d'ignorances et de de mauvaise foi, le tout suintant d'une haine indigne, oblige à répondre au moins à la question qui sert de titre à ce billet.

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jeudi 29 septembre 2016

Gaspard ne sait pas lire : pourquoi n'a -t-il pas redoublé le CP ?

Cette question horrifiée, pour ne pas dire scandalisée, sert de titre à un article de presse qu'un ami m'a gentiment envoyé. Je trouve qu'il représente assez bien l'accumulation de clichés et d'idées reçues qui alimentent aujourd'hui le débat sur la lecture et son apprentissage. Une occasion de creuser encore cette question à la lumière d'une autre, celle du redoublement, censé permettre de rattraper un retard d'apprentissage.

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dimanche 11 septembre 2016

Mais enfin, pourquoi revenir toujours sur l'apprentissage de la lecture ?

Il est vrai que tous les commentateurs de l'école, y compris les plus "refondationnalistes", nous font volontiers ce reproche, considérant que les problèmes de l'école vont bien au-delà de cette question de détail, objet de querelles futiles, du reste enterrée maintenant, ainsi que l'a démontré un spécialiste de renom de cet enseignement.
Et si, loin d'être un détail, c'était un élément essentiel, fondateur (sans jeu de mots) de cette refondation, éclairant les causes de son échec ?

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vendredi 26 août 2016

Telle Radio-Paris, la syllabation MENT.

Comme quoi le temps ne fait rien à l'affaire !
En guise de commentaire au billet précédent, Laurent me propose un... billet entier, enrichi de notes, et si copieux qu'il en vaut bien plusieurs à lui tout seul. Véritable mine de réflexions profondes, il complète mes rappels historiques d'une belle analyse, grinçante et forte, savamment enrobée d'un glacis humoristiquement sucré-salé... Je ne peux donc résister au plaisir de le partager avec les amis (et autres) de ce blog.
Le titre complet de ce billet est : PETITE QUERELLE DES MÉTHODES ; GROS MENSONGES DE LA SYLLABATION.
Un programme alléchant, dont l'utilité en ce début d'année scolaire, ne peut être contesté.

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jeudi 18 août 2016

Non, la "querelle des méthodes" n'est pas enterrée !

En septembre dernier, Roland Goigoux (1), affirmait que ses travaux avaient enterré la "querelle des méthodes". Pourtant, quand on se plonge dans les nouveaux programmes pour le primaire, qui, malgré leur timidité, sont réellement novateurs sur l'enseignement de la langue, et qu'on arrive au chapitre de l'enseignement de la lecture, la contradiction est si flagrante, et l'incompréhension est telle qu'on ne peut en rester là.
Deux constats s'imposent alors :
1- Ce n'est pas une "querelle", c'est un véritable combat, qui n'est pas du tout enterré.
2- L'enjeu du combat est ailleurs : ce qui a sans doute été enterré par les travaux de Goigoux, c'est la "fausse" querelle, le leurre (syllabique contre globale), qui a permis de détourner les yeux du vrai problème, et d'empêcher qu'on en repère les enjeux cachés.
Au moment où la rentrée se profile à l'horizon, et où il s'agit, pour les collègues, d'entrer dans de nouvelles directives, très différentes et beaucoup plus intelligentes pour la plupart d'entre elles, cette contradiction doit être explicitée et dénoncée.
Et, pour cela, il faut faire un peu d'histoire.

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dimanche 10 juillet 2016

Décidément, la baccalauréat est de moins en moins sélectif...

Cette phrase désabusée, aux relents de nostalgie navrée d'un passé révolu, a été prononcée aujourd'hui au JT 13h de F2, en commentaire des résultats définitifs du Bac 2016 : 88,5% de réussites. Impossible de rester "en vacances", devant une sottise pareille, un tel manque de réflexion. Il y a des vérités qu'il faut, sans relâche, rappeler et rappeler encore.

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vendredi 24 juin 2016

Fin d'année scolaire, sur un air de blues...

Malheureusement, sans la musique qui l'accompagne ! Juste le quelque chose qui pèse un peu au creux du cœur, comme un fumet d'amertume, une angoisse sourde devant ce qui régresse et se délite, — l'Europe entre autres — les espérances qui s'estompent, et le temps qui défile, inexorable, sans sursaut, et sans sauveur à l'horizon...
Zorro, qu'est-ce que tu attends ?
La goutte d'eau qui a fait déborder, sur un billet de ce blog, ce vase amer, c'est une vidéo qui circule sur Internet, envoyée par un des amis du blog, qui pensait me faire beaucoup rire (1) et qui a surtout réveillé en moi divers problèmes relatifs à l'école, auxquels on ne pense guère en ce moment, tout occupés que nous sommes par d'autres sujets. Et pourtant...

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dimanche 12 juin 2016

Communiquer, ça doit s'apprendre...

Un titre de billet étonnant, voire contestable : pourquoi faudrait-il apprendre quelque chose que nous faisons tous les jours, apparemment sans efforts ? Comme chacun sait, nous vivons à une époque très "communicante". Les moyens de communiquer se multiplient, comme les "conseils en communication". Les développements technologiques permettent, aujourd'hui, d'être en quelques secondes, en communication directe avec des personnes de l'autre bout du monde, et les enfants, dès qu'ils savent lire, et même avant, peuvent communiquer avec leurs copains éloignés, ou parler à leurs parents momentanément absents, directement et par SMS...
Et pourtant, on le voit tous les jours, des drames surgissent qui n'ont d'autres causes, qu'une communication mal ficelée.

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dimanche 29 mai 2016

"Une tête bien faite", pour les enseignants ? A quelles conditions ?

Les ravages causés, durant ces dernières années, par une formation fantôme et rétrograde des enseignants, sont de plus en plus sensibles dans les classes aujourd'hui. Ceux qui, pour des raisons diverses, les voient fonctionner, (bien sûr, pas toutes : certaines font exception : on sait lesquelles), inspecteurs, conseillers pédagogiques, assistants divers des élèves (AVS et aides spécialisées), rapportent des faits, des comportements de professeurs, des réactions de ceux-ci, confirmant, s'il en était besoin, les carences gravissimes de leur formation depuis plusieurs décennies. Et, au dire de certains maîtres-formateurs qui y travaillent, les ESPÉ ne semblent pas être actuellement en mesure de changer grand chose.
Montaigne est bien loin, qui disait : Ayant plutôt envie d’en réussir habile homme qu’homme savant ("en" = l'enfant), je voudrais aussi qu’on fût soigneux de lui choisir un conducteur qui eût plutôt la tête bien faite que bien pleine, et qu’on y requît tous les deux, mais plus les mœurs et l’entendement que la science. » (Montaigne, Les essais, Livre I, chapitre XV, « De l’institution des enfants »).

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samedi 30 avril 2016

De 1816 à 2016 : deux cents ans de méthodes de lecture.

Devant le consensus si triste sur l'apprentissage de la lecture, et son pilote si bien caché, il est temps de rafraîchir un peu nos connaissances en histoire des méthodes de lecture, pour tenter de comprendre d'où vient ce consensus et ce qu'il signifie. Ce billet que l'ami Laurent Carle m'envoie, me semble, sur ce point, un formidable éclairage, pour répondre à la question qu'il pose ici, et qui est au cœur du débat actuel :
EN 2016 POUR DEVENIR LECTEUR DANS LA FRANCE DU XXIe SIÈCLE, SUFFIT-IL D’ÊTRE ALPHABETISÉ AVEC MÉTHODE, COMME EN 1816 ?

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lundi 18 avril 2016

Y a-t-il un pilote dans le consensus ?

La réponse hautement probable est oui. Et un pilote d'une redoutable efficacité, qui sous des apparence d'ouverture et de démocratie a dirigé la rédaction de 47 recommandations présentées comme des certitudes, dont les premières sont tellement dangereuses pour les petits, tellement contraires à leur intérêt, à leur psychologie, aux moyens qui sont les leurs, que ne pas protester devient de la non assistance à enfants en danger.
Je considère de mon devoir de dénoncer ce danger en analysant, ne serait-ce que la première de ces recommandations, avec les présupposés qui la sous-tendent, et les conséquences qui vont s'en suivre, ceci afin de tenter désespérément de convaincre mes collègues de maternelle et de CP de ne pas les suivre, s'ils ne veulent pas détourner de la lecture une bonne partie de leurs élèves.

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lundi 11 avril 2016

De l'écriture...

Une superbe chanson de Renaud, de son album sorti cette semaine "Toujours debout", intitulée "Les mots", me donne envie de parler d'écriture (1). Devant le lamentable "consensus" sorti du colloque CNESCO (voir le lien, plus bas) sur la lecture et son apprentissage, réfugions-nous auprès de sa cousine, l'écriture, qui a (pour le moment) la chance d'échapper aux "recherches neuro-scientifiques", téléphonées et cousues de fil blanc, que les instances officielles ont donc adoptées, sous la contrainte d'enjeux qui les dépassent apparemment.

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